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Les zones à forte spécialisation laitière (Bretagne, Basse-Normandie, Pays de la Loire) semblent tout particulièrement concernées par la réduction du cheptel allaitant. © E. Durand
06/02/12
Bovins viande
D’après les données statistiques de la BDNI, l’année 2011 va se solder par un recul sensible du cheptel allaitant français. Comparativement aux chiffres de 2010, cette baisse est de 96 000 têtes (-2,2 %) pour les femelles de plus de 3 ans et de 85 000 têtes (-7,1 %) pour celles de 24 à 36 mois. Cette décapitalisation du cheptel allaitant s’est amorcée en avril dernier avec l’arrivée de la sécheresse. Elle s’est accentuée en fin d’année. Les problèmes de trésorerie et le souci d’ajuster les cheptels aux stocks de fourrages disponibles dans les granges et les silos en sont, entre autres, les explications.
Rentabilité d’un atelier « viande » jugée insuffisante
Si l’on analyse les régions administratives où le cheptel a le plus reculé, les zones à forte spécialisation laitière (Bretagne, Basse-Normandie, Pays de la Loire) semblent tout particulièrement concernées. Le souhait de certains producteurs laitiers détenteurs d’un double troupeau de réduire ou de supprimer leurs allaitantes avec la volonté d’accroître la spécialisation laitière de leur exploitation, face à la rentabilité d’un atelier « viande » jugée insuffisante, est une autre explication possible.
Les effectifs accusent aussi un net recul en région Auvergne, Bourgogne, Aquitaine et dans le Limousin. La place plus importante accordée aux cultures dans toutes les zones intermédiaires où il est agronomiquement possible de produire un peu plus de céréales et un peu moins de viande est encore une autre explication de cette diminution du nombre de vaches allaitantes.
Offre française de broutards en baisse
C’est ensuite une lapalissade de dire que moins de vaches c’est moins de veaux. « Il y aura forcément moins de naissances sur la campagne de vêlages 2011/2012. Mais il est encore trop tôt pour chiffrer ce recul », précise Caroline Monniot, agro-économiste à l’Institut de l’élevage. L’offre française de broutards devrait donc être en baisse cette année avec par ricochet une répercussion similaire sur l’offre de JB en 2013.
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