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Louis-Marie Cailleau, de la chambre régionale d'agriculture du Limousin. (CA du Limousin)

« Le pâturage des bovins et des ovins est aujourd’hui simplifié par l’installation rapide de clôtures électiques. »

Réussir Bovins Viande

04/11/11
Bovins viande

Les Élevages mixtes ovins-bovins permettent de jouer sur la complémentarité pour une meilleure qualité de l’herbe

Associer élevages ovins et bovins sur son exploitation peut être judicieux, notamment au niveau de la gestion de l’herbe.

En savoir plus

« Un intérêt retrouvé pour l’élevage ovins-bovins viande, deux itinéraires techniques pour la création d’un atelier ovins ». Le réseau d’élevages ovins du Limousin a édité en septembre 2011 une brochure de huit pages sur l’intérêt de l’élevage mixte ovins-bovins viande. Elle présente des références technico-économiques à partir de deux simulations de création d’un atelier ovin adapté à une exploitation mixte.Cette plaquette est disponible gratuitement auprès de la chambre régionale d’agriculture du Limousin 05 55 10 37 90.

« On rencontre trois sortes d’exploitations mixtes ovins-bovins. Les unes allient un petit élevage de brebis, de l’ordre de 150 à 200 mères, avec un troupeau bovin conséquent. D’autres privilégient un troupeau ovin important (500 brebis) avec quelques vaches (environ 20). Ces exploitations sont plutôt conduites en individuel. Les situations équilibrées en UGB (500 brebis et 60-70 vaches), troisième possibilité, sont quant à elles menées en Gaec », constate Louis-Marie Cailleau, de la chambre régionale d’agriculture du Limousin. En France, 30 % des troupeaux ovins sont détenus par des élevages mixtes associés à une production de bovins viande. Ce pourcentage s’élève à 50 % dans le Limousin, région traditionnelle pour ce genre d’association. Ce taux de mixité s’explique par une complémentarité avantageuse entre les deux productions. Le réseau d’élevages ovins du Limousin a ainsi réalisé une plaquette en mettant l’accent sur les avantages de ces élevages mixtes.

Une herbe mieux valorisée

L’herbe pâturée est un aliment de base intéressant et bon marché en élevage bovins viande. Cependant, pour optimiser le niveau de performances, il est nécessaire d’assurer la fourniture d’une herbe de qualité, en quantité suffisante. C’est là que les ovins jouent un rôle bénéfique. Les deux espèces ont en effet, « un comportement différent mais complémentaire au pâturage. L’herbe est ainsi mieux valorisée. » Les moutons broutent plus bas et ont une plus grande capacité à sélectionner leur ration. Il n’est pas rare d’avoir un pâturage hivernal des ovins sur les surfaces bovines, et un déprimage au printemps par les brebis sur toute la surface fourragère. D’autre part, il est possible d’affecter les parcelles à l’une ou l’autre des productions, en fonction de la portance des sols. « Auparavant, il était assez fastidieux de clôturer les terrains pour le pâturage de chaque troupeau. Aujourd’hui, la clôture électrique représente un avantage certain et une solution rapide pour faire le tour des parcelles et les diviser », ajoute Louis-Marie Cailleau.
On peut alors s’interroger sur la gestion du parasitisme. « Seule la douve est commune aux deux espèces. En pratique, il est donc recommandé de prévoir des parcelles distinctes au printemps et en été pour les ovins et les bovins. En automne, on peut faire pâturer les parcelles des bovins par les moutons. » Les strongles gastro-intestinaux sont différents et concurrents, donc pas de risques de contamination.

D’autres atouts

Cette mixité offre un second avantage en termes de fourrage : la possibilité d’incorporer de l’ensilage dans les rations des brebis. La bonne conservation du tas d’ensilage, une fois ouvert, dépend de la vitesse d’avancement du front d’attaque ce qui pose problème avec une production ovine seule.
D’autres bénéfices peuvent être cités. « Avec un atelier ovins, l’installation se trouve facilitée par un investissement plus faible. » Les équipements de distribution (aliment, paille) restent identiques si la bergerie est conçue en conséquence. Ces deux productions présentent également une bonne complémentarité au niveau de la trésorerie (deux cycles de production différents) et une sécurité en cas de crise (sanitaire par exemple).
    

Cyrielle Delisle - Réussir Bovins Viande Octobre 2011
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