Maïs fourrage : Diminuer la durée de création de variétés

Cyrielle Delisle

L'évolution des techniques de sélection ont permis d'accélérer la création d'une variété tout en augmentant sa précision par le suivi des gènes favorables pendant toutes les étapes de la sélection. Traditionnellement, la méthode qui consiste à effectuer des autofécondations successives (8 cycles pour obtenir une lignée hybride homozygote et homogène), puis à la tester au champ pour déterminer la valeur de la lignée hybride nécessitait une dizaine d'années de sélection. « Les nouvelles technologies, notamment les outils de marquage moléculaire ont raccourci de 10 à 6 ans la durée nécessaire à la création d'une nouvelle variété. Ceux-ci nous permettent de vérifier rapidement que la cible est atteinte. Cette technique est utilisée maintenant depuis une dizaine d'années en sélection maïs. Un temps considérable est gagné grâce à la présélection des variétés sur les différents caractères choisis », explique François Eloi de KWS. Les sélectionneurs se servent souvent des marqueurs pour évaluer le potentiel de rendement en fourrage. D'autre part, la tolérance à la sécheresse est un des défis majeurs pour les obtenteurs, c'est pourquoi la recherche de marqueurs génétiques sur la tolérance à la sécheresse est en cours.

Diverses techniques

D'autres techniques nouvelles existent comme l'haplodiploïdie qui aboutit à l'obtention de lignées fixées en trois cycles seulement contre huit traditionnellement. Avec cette méthode, le sélectionneur dispose de plantes diploïdes homozygotes où l'ensemble du génome est fixé. La durée d'un cycle de sélection est ainsi raccourcie de 3 à 4 ans. Plusieurs stratégies cohabitent. « L'utilisation par ailleurs de la méthode NIRS, analyseur par Infrarouge installé sur l'ensileuse, permet aujourd'hui d'évaluer la valeur alimentaire d'un fourrage dès sa récolte », ajoute Lionel Lordez.
« Les techniques d'obtention de lignées permettent des progrès rapides, mais elles ne dispensent pas de la phase d'essai au champ des hybrides, aujourd'hui considérée comme le facteur limitant », souligne Bruno Lefèvre de RAGT.

Source Réussir Bovins Viande Juin 2011

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