Maïs fourrage : Les OGM, une solution pour répondre à certains axes de recherche ?

Cyrielle Delisle

Chaque sélectionneur a la possibilité d'utiliser cette technologie OGM. Par contre, en France, la recherche sur les OGM est au repos. Pour les différents interlocuteurs interrogés, ils représentent un outil complémentaire face à certains défis non encore résolus. « En créant, par exemple, un maïs plus tolérant à la chrysomèle ou à la pyrale », évoque Josiane Lorgeou. « Les OGM peuvent également apporter des solutions pour obtenir une meilleure digestibilité en identifiant les gènes intervenant sur la lignine », ajoute Bruno Lefèvre. Les OGM ne sont pas par ailleurs la solution miracle, mais utilisés de manière modulée selon les agricultures et les besoins, ils peuvent apporter des éléments de réponses. Si demain le recours aux OGM est possible, « on pourrait rapidement introduire un gène pour les résistances insecticides. Pour d'autres problématiques par contre, comme le stress hydrique, cela prendra un peu plus de temps », souligne Lionel Lordez de Delkab.
« Par ailleurs, un temps de latence d'un à trois ans pour inscrire une variété au catalogue français sera nécessaire », ajoute François Eloi. « Le risque, pour nous sélectionneurs qui ne testons pas en France est de ne pas avoir de variétés adaptées à notre contexte pédoclimatique », observe Josiane Lorgeou.

Aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, des obtenteurs travaillent sur des maïs plus tolérants à la sécheresse. Une de ces variétés est en développement chez Monsanto. (C. Gloria)

Aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, des obtenteurs travaillent sur des maïs plus tolérants à la sécheresse. Une de ces variétés est en développement chez Monsanto. (C. Gloria)

Source Réussir Bovins Viande Juin 2011

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