Mâles Salers : L'Italie n'est pas le seul débouché

Francçois d'Alteroche

Différentes initiatives visant à permettre une meilleure valorisation des mâles Salers ont été débattues lors d'une réunion organisée par l'EDE et la chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme, entre autre un débouché vers le Maghreb.

L'Italie est incontournable pour le maigre salers, mais ce n'est pas le seul débouché. A l'occasion d'une réunion organisée par l'EDE et la chambre d'agriculture du Puy de Dôme, différentes initiatives visant à permettre une meilleure valorisation des mâles Salers ont été débattues. L'engraissement en France est une première possibilité. L'Organisme de Sélection réalise actuellement une collecte de données technico-économiques issues de différents ateliers où côté marge, les chiffres démontrent des résultats similaires à ceux obtenus pour d'autres races. Mais tous les éleveurs ne peuvent pas faire pousser du maïs ou des céréales ! La production de maigre est incontournable en zone de montagne. « Les opérateurs travaillant avec la race nous reprochent la trop grande hétérogénéité de poids de nos broutards avec des extrêmes compris entre 260 et 450 kilos. Elle complique la constitution de lots homogènes. Nous devons adapter le poids de nos animaux à une demande devenue très standardisée », soulignait Bruno Dufayet président de l'OS. Dans le Puy de Dôme, la répartition des dates de vêlages se traduit aussi par des ventes trop centrées sur les trois derniers mois de l'année.

Un nouveau marché

Mais il a surtout été question de l'émergence d'un nouveau marché décroché par l'Association Salers en partenariat avec un négociant du Cantal. L'hiver dernier, il a permis d'exporter quelque 6000 animaux vers le Maghreb en stimulant ainsi le prix des mâles Salers. « On doit charger un nouveau bateau dans les jours qui viennent et si tout va bien, on espère faire un bateau par mois à raison de plus ou moins 1000 têtes par bateau, avec départ depuis le port de Sète suivi de 2 à 3 jours de traversée », expliquait Francis Manhes, président de cette association.

Avec l'émergence d'un débouché en Algérie, les broutards Salers peuvent trouver preneurs ailleurs qu'en France ou en Italie, à condition d'être irréprochables sur le plan sanitaire. (F. d'Alteroche)

Avec l'émergence d'un débouché en Algérie, les broutards Salers peuvent trouver preneurs ailleurs qu'en France ou en Italie, à condition d'être irréprochables sur le plan sanitaire. (F. d'Alteroche)

 

Pérenniser ce débouché

L'objectif est bien entendu de pérenniser ces marchés. « Ce n'est pas du dégagement comme cela avait été le cas avec des animaux exportés vers le Liban, il y a quelques années. Nos Salers ont remplacé des animaux venus par bateau d'Argentine et d'Uruguay. Ces derniers mettent un peu moins d'un mois pour traverser l'Atlantique, pèsent autour de 200 kilos à l'arrivée et il leur faut près d'un an pour atteindre 350 kilos de carcasse. Les premiers Salers ont eux été abattus autour de 400 kilos de carcasse après environ six mois d'engraissement, le plus souvent à l'attache dans des unités de taille très variable : entre une demi-douzaine et une centaine d'animaux engraissés par an. » Les animaux exportés l'an dernier ont donné satisfaction, mais à côté de la fourchette de poids à respecter pour ces broutards (400 à 450 kg), Francis Manhes a surtout rappelé que les Algériens avaient des exigences rigoureuses pour le sanitaire. Le protocole impose des animaux issus de cheptels indemnes d'IBR, ayant été vaccinés FCO et répondant négativement à une sérologie sur la brucellose ainsi qu'à une intra-dermoculination. « Au Maghreb, il y a des possibilités qu'il faut travailler. Elles représentent autant d'alternatives au débouché italien. »

Source Réussir Bovins Viande Octobre 2009

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