Marché Pacifique : Le troupeau allaitant de Nouvelle-Zélande se réduit

Sophie Bourgeois*

La filière allaitante de Nouvelle-Zélande poursuit sa décapitalisation, du fait de sécheresses et de coûts de production en progression, alors que la dynamique laitière continue de plus belle.

Dans les régions touchées par la sécheresse, la décapitalisation des troupeaux allaitants se poursuit. Parallèlement, l'excellente conjoncture laitière, alors que les prix de la viande sont bas et les coûts de finition en forte hausse, entraîne toujours une dynamique de conversion vers la production de lait. L'Institut de l'élevage explique ainsi que le nombre de vaches laitières atteint, en 2008, 4,3 millions de têtes, soit une progression de 3 %. Alors que l'effectif de vaches allaitantes est tombé à 1,1 million de têtes ( - 6 % sur l'année).
Les 4 millions d'habitants de la Nouvelle-Zélande ne consomment que 20 % de la production nationale de viande bovine. Les exportations sont donc très importantes et ont représenté 515 000 tec en 2008. « Les exportations ont été tirées par une compétitivité croissante pendant l'année au fur et à mesure que le dollar néo-zélandais se dépréciait face au dollar étasunien », note l'Institut de l'élevage.

La production laitière progresse en Nouvelle-Zélande en profitant de la dynamique des exportations de produits laitiers. (Réussir)

La production laitière progresse en Nouvelle-Zélande en profitant de la dynamique des exportations de produits laitiers. (Réussir)

Dépréciation du dollar néo-zélandais

« La demande a surtout porté sur les viandes transformées et les découpes de moindre qualité, que ce soit par souci de maîtrise des dépenses dans les pays où la consommation a été impactée par la crise économique, ou pour le développement de la consommation dans les pays émergents. Près de la moitié des exportations néo-zélandaises partent pour les USA, et l'autre principale destination est le nord de l'Asie. » La Nouvelle-Zélande a essayé de développer un marché différencié pour le Japon, la Corée et Taiwan, pour le boeuf nourri à l'herbe. Mais ce sont les animaux nourris aux céréales qui restent les plus demandés. « Le retour du boeuf américain sur les marchés sud-coréens et japonais pourraient hypothéquer désormais les exportations vers ces deux pays. La Nouvelle-Zélande développe par contre ses relations avec l'Asie du sud et en particulier avec l'Indonésie et son marché hallal. Un accord de libre-échange a été signé avec l'Australie et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est, et un autre a été signé avec la Chine. » Même si la Chine ne constitue pas jusque-là un marché très stratégique en matière de viande bovine, cet accord ouvre une possibilité de renforçer les échanges.

* D'après le Dossier Économie de l'élevage n° 384, Institut de l'élevage, décembre 2008.

Source Réussir Bovins Viande Mars 2009

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