Marchés turc et libanais porteurs

CATHERINE LONGUEVILLE

La Turquie et les pays du pourtour méditerranéen représentent de nouveaux marchés à l'export. La coopérative vendéenne GÉo est en pointe sur ces nouveaux débouchés qui vont permettre de désengorger le marché et tirer les prix vers le haut.

Après des mois de prix bas, une éclaircie se profile à l'horizon pour les producteurs de viande bovine. La France retrouve de la compétitivité face aux pays exportateurs de l'Amérique du Sud. Et de nouveaux marchés à l'export s'ouvrent avec les pays du Maghreb, du Proche Orient et en Turquie. Jusqu'à aujourd'hui, l'exportation d'animaux vivants était principalement concentrée sur l'Italie et la Grèce.

« Nous avons des marchés depuis 8 ans en animaux vivants sur l'Italie avec des broutards et des génisses limousines de 18 mois prêtes à abattre et en Grèce avec des jeunes taurillons à abattre » explique Gérard Thouzeau, responsable commercial du groupement. « Aujourd'hui, l'Italie importateur de broutards, diminue l'engraissement car les éleveurs sont en difficulté. »

Niveaux de vie en hausse

Depuis un an, GÉO a saisi l'opportunité d'ouverture de ces nouveaux marchés à l'export, la France ayant réussi à finaliser des accords commerciaux et sanitaires vers les pays tiers.

« Avec l'augmentation des cours de la viande en Amérique du Sud (Argentine et Brésil) et une offre moins importante de ces pays traditionnellement exportateurs, les pays tiers comme le Liban ont choisi de se porter acquéreurs d'animaux gras ou semi-finis en Europe et en France, en particulier. Le Maroc, l'Algérie et la Tunisie dont la population et le niveau de vie augmentent sont également acheteurs de broutards et d'animaux finis ».

Le groupement vient également de se positionner sur le marché Turc pour des animaux finis de 600 à 800 kg en vifs en majorité issus de cheptel allaitant. Ce vendredi au centre de tri du Margat à la Ferrière, deux lots de 33 animaux logés dans des camions à deux étages ont pris la direction du port de Sète pour être débarqués à Antalya au sud de la Turquie. La semaine prochaine, trois autres lots devraient être acheminés. « La Turquie manque de viande et a choisi d'acheter des animaux vivants pour faire tourner leurs outils d'abattage », souligne Gérard Thouzeau.

Pour GÉO, cette démarche permet de mieux valoriser le prix de la viande qu'avec les abattoirs français. « En moyenne, nous sommes sur valorisation de 15 à 20 centimes du kilo de carcasse. »

Comment peuvent évoluer ces débouchés ? « Ce sont des marchés difficiles à maîtriser et pérenniser sur le long terme car ils peuvent à un moment de l'année se porter acquéreurs de carcasse puis se tourner vers du vif. Tout dépend des taxes à l'importation décidées par les pays du Maghreb et par la Turquie ».

Reste aussi à prendre en compte les aspects sanitaires. Pour exporter vers le Maghreb et pour l'exportation de broutards, les animaux doivent être vaccinés contre la FCO.

En 2010, l'exportation représentait 2,5 % du chiffre d'affaires du groupement. Pour 2011, elles devraient doubler.

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