Note de conjoncture - Secteur de la viande bovine : Baisse des cours des vaches de réforme laitières.

FranceAgriMer

Dans l'UE, en semaine 22, le prix moyen des gros bovins recule de 0,2 %, à 2,82 € le kg. Il est ainsi en baisse de 5,5 % par rapport à la même période de 2008 et de 1,2 % comparé à son niveau de début d'année. Alors qu'il progresse de 0,4 % en Allemagne et de 0,7 % en Irlande, il est en repli de 2,6 % aux Pays-Bas où la baisse traditionnelle des prix intervient plus tôt que d'habitude. Le prix italien perd 1,4 % sur la semaine.

Le prix moyen des JB R3 recule de 0,8 %, à 3,11 € le kg, soit 1,4 % par rapport à 2008 et 5,6 % par rapport à celui du début de l'année. Il est stable en Allemagne et recule une nouvelle fois de manière sensible en Italie ( 2,5 %) en raison d'un afflux de viande et d'une consommation limitée. Le prix italien reste de 17,8 % supérieur au prix allemand qui est comparable à celui des boeufs irlandais. Comparés à ceux de 2008, les prix actuels sont à 4,3 % en Allemagne et à 3 % en Italie.
En Irlande où les disponibilités restent réduites, le prix des boeufs R3 progresse de 0,7 %, à 2,97 € le kg ( 9,9 % en un an).

La cotation des vaches O3 est pratiquement stable ( 0,1 %), à 2,36 € le kg. Sur l'année, elle diminue de 8,9 % mais progresse de 3,9 % par rapport à celle du début de l'année. Les prix sont fermes en Allemagne (+ 0,3 %) et en Irlande (+ 0,5 %) mais décrochent de 2,1 % aux Pays-Bas : l'offre y est importante et les abattoirs, qui utilisent au maximum leurs capacités, font pression sur les prix. Les prix actuels sont nettement en dessous de ceux de 2008 : 4,3 % en Allemagne, 10,9 % en Irlande et 9,9 % aux Pays-Bas.

Dans la filière veau, le prix moyen de la viande baisse de 0,7 %, à 4,66 € le kg ( 2,5 % en un an), avec un recul à la fois aux Pays-Bas ( 1,1 %) et en Italie ( 1,7 %), à cause des températures quasi estivales dans certains pays du sud de l'Europe qui ralentissent la consommation et les exportations.
La cotation des veaux de 8 jours est stable, à 204,55 € la tête (+ 20,5 % en un an). Elle augmente de 1,7 % aux Pays-Bas. Les veaux actuellement mis en place sont finis en décembre.
En cumul depuis le début de l'année, les exportations de viande de veau depuis les Pays-Bas diminuent de 15 % ( 18,4 % vers l'Allemagne, 11 % vers la France et 5,7 % vers l'Italie).

En France, en semaine 23, le prix moyen des gros bovins recule de 2 centimes, à 2,93 € le kg. Il est ainsi inférieur de 5,8 % à celui de 2008 à la même période mais en légère hausse (+ 0,3 %) comparé à son niveau de début d'année. Les collectivités commencent à limiter leurs achats en prévision des vacances scolaires de l'été et des déplacements des zones de consommation. La réduction de l'activité concerne surtout les vaches de réforme allaitantes de second choix et les JB laitiers. On entre dans la saison estivale traditionnellement peu favorable à la consommation de viande bovine.

L'augmentation de l'offre en vaches de réforme laitières (après le ralentissement des dernières semaines) amène une tension à la baisse sur les prix : 3 centimes pour les vaches O et P, à 2,61 et 2,40 € le kg. A l'aval, ce sont surtout les parties nobles de la carcasse qui se vendent mal. Les prix actuels à la production sont respectivement à – 9,7 et à 8,6 % par rapport à ceux de 2008. Depuis le début de l'année, les prix moyens sont en hausse de 5,2 % pour les O et de 9,6 % pour les P.

Les sorties saisonnières et le ralentissement des échanges avec l'Italie et la Grèce ont pour conséquence une nouvelle baisse des cours des JB : 1 centime pour les U (à 3,33 € le kg), 2 centimes pour les R (à 3,02 €) et -4 centimes pour les O (à 2,58 €). Comparés à ceux de 2008, les prix reculent de 1,2 % pour les U, de 3,2 % pour les R et de 7,2 % pour les O dont la qualité est comparable à celle des vaches. Des tensions se font jour dans ce secteur, tant chez les naisseurs que chez les engraisseurs, en raison de difficultés de trésorerie dans les exploitations.
La cotation des qualités bouchères R reste ferme, tant en vaches qu'en boeufs et en génisses.

Sur le marché des broutards, les prix sont fermes ou en hausse (à l'exception de ceux des croisés) en raison du nombre très réduit d'animaux : + 1 centime du kg pour les mâles limousins et charolais de 300-350 kg.

Dans le secteur du veau, l'offre est toujours adaptée à la demande, d'où une reconduction du prix moyen depuis près de 7 mois, à 5,43 € le kg (+ 1,4 % en un an). La baisse des poids à l'abattage témoigne d' un rajeunissement du stock de produits disponibles. Lorsque les prix sont ramenés à des niveaux acceptables (comme par exemple au moment des promotions de la Pentecôte), la consommation suit. Les cours pourraient commencer à s'effriter, comme chaque année à cette période, mais les volumes actuellement sur le marché ne sont pas excessifs.

La cotation des veaux de 8 jours est stable, à 170 € la tête (+ 31,9 % en un an). Dans les noirs et blancs (veaux laitiers) les prix vont commencer leur décrue saisonnière, vers la mi-juillet avec le retour des vêlages. En croisés, les prix progressent car il y a moins de disponibilités liées à la FCO Par ailleurs, les éleveurs ont fait moins de reproduction en croisement en 2008, avec un retour vers les races pures laitières. Les prix allemands et néerlandais sont comparables aux prix français.

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