Note de conjoncture - Secteur de la viande bovine : Des prix en France qui suivent une évolution saisonnière

Office de l'Elevage / DEP

Dans l'UE à 27, les prix des différentes catégories d'animaux sont pratiquement tous orientés à la baisse. Le marché est caractérisé par le manque de consommation, face à des sorties relativement modérées, ce qui limite les baisses des cours. Le prix moyen des gros bovins est en recul de 0,2 %, à 2,93 € le kg. Il reste de 4,7 % supérieur à celui de 2007 à la même période. Mais dans les principaux pays producteurs, les cours sont revus à la hausse : de 0,5 % en Irlande et en Italie, de 0,4 % aux Pays-Bas. Ils continuent de reculer en Allemagne (-0,6 %), en particulier à cause d'une offre largement suffisante en JB.

Les prix des JB R3 poursuivent leur repli saisonnier, à 3,13 € le kg (-0,4 % sur la semaine, mais +1,5 % encore comparés à leur niveau de 2007). Les prix allemands diminuent de 1,2 % alors qu'en Italie ils progressent de 1 %. Dans ces deux pays, ils restent respectivement de 6,3 et de 4,6 % supérieurs à ceux de 2007.

Les cours des boeufs R3 irlandais, en hausse de 0,2 % sur la semaine (+14,7 % en un an) dépassent désormais les prix allemands et français des JB. Ils sont inférieurs de 6 % aux prix italiens qui restent les plus élevés de l'UE en JB..

Le prix moyen des vaches O3 est stable, à 2,46 € le kg. Il est de 8,1 % supérieur à celui de 2007.Il n'enregistre pas pour le moment de hausse saisonnière, probablement en raison des prix élevés du lait dans tous les pays producteurs, ce qui incite les éleveurs à augmenter leur production et donc à conserver une année supplémentaire les vaches qui auraient dues être mises à la réforme. Le prix moyen des vaches est en hausse aux Pays-Bas (+0,9 %) et en Irlande (+0,6 %), mais toujours en baisse en Allemagne (-0,4 %). Les prix actuels dépassent largement ceux de 2007 ; +12 % aux Pays-Bas, +14,5 % en Allemagne, +18 % en Irlande. A 2,76 € le kg, le prix moyen irlandais dépasse de 0,6 % le prix français, jusqu'ici le plus haut de l'UE.

Dans la filière veau, le prix de la viande continue de baisser, de façon moins brutale que la semaine précédente, mais de 2,3 % encore sur la semaine (-3,3 % aux Pays-Bas où l'âge d'abattage passe de 26 à 28 mois pour freiner les apports, -3 % en Italie), ce qui le situe à 3,9 % en dessous de son niveau de 2007.
A 167,16 € la tête, le cours moyen des veaux de 8 jours recule de 1,2 % sur la semaine (et de 13,8 % sur l'année). Ce sont les prix britanniques (-11,5 %) et irlandais (-8 %) qui tire la moyenne vers le bas, alors que les prix sont stables aux Pays-Bas et progressent de 2,6 % en Italie.

En France, les prix suivent leur courbe saisonnière habituelle, avec la baisse des abattages de vaches et les sorties de JB, davantage présents sur les marchés. Le prix moyen des gros bovins progresse de 1 centime, à 3,04 € le kg. Il est de 3,1 % supérieur à son niveau de 2007.

Les cours des qualités U et R en JB baissent chacun de 2 centimes du kg sur la semaine, mais restent bien au dessus de leur niveau de 2007 : +5 et +7,3 %. Les prix des JB O dont la qualité est comparable à celle des réformes laitières sont inchangés sur la semaine (+6,2 % en un an).

En vaches de réformes laitières, l'offre est toujours peu étoffée sur les marchés. Le prix du lait élevé incite les producteurs à maintenir leur cheptel. Les qualités O et P destinées à l'industrie de transformation progressent respectivement de 1 et de 2 centimes du kg. Les prix actuels sont de 5,3 % supérieurs à ceux de 2007 pour les deux catégories d'animaux.
En qualité bouchère R, les prix sont reconduits pour les boeufs sur la semaine (+1,6 % en un an) et en hausse de 1 centime du kg pour les vaches et les génisses (+4,5 et +1,5 % en un an).

Sur le marché des broutards, les apports limités et l'impossibilité d'exporter sur l'Italie à partir des zones réglementées entraînent une stabilité des prix à la fois pour les limousins et pour les charolais. Les mâles rustiques ne font toujours pas l'objet de cotation.

Dans le secteur du veau, la dégradation des prix du veau de boucherie se poursuit, avec un recul sur la semaine de 8 centimes, à 5,85 € le kg. Le prix moyen n'est plus que de 2,4 % supérieur à celui de 2007. En 5 semaines, il aura reculé de 0,47 € du kg. L'offre n'est pas excessive (les sorties des ateliers ont diminué de 22,5 % en mars 2008 par rapport à mars 2007), c'est bien la consommation qui ne suit pas. Elle est globalement de 12 % inférieure à celle de 2007 à la même période, avec des prix au détail qui ont augmenté de 7 % environ. Le veau reste la viande la plus chère pour l'achat des ménages.

Malgré la fin des vêlages, surtout en veaux laitiers, les cours des veaux de 8 jours sont en repli de 0,7 % d'une semaine sur l'autre, à 134,28 € la tête, soit une baisse de 19,4 % par rapport à 2007. En mars 2008, les entrées de veaux d'origine française en ateliers d'engraissement (pour des sorties dans l'été) ont progressé de 1,5 % comparées au même mois de 2007. Par contre, en tenant compte des apports étrangers ( en particulier allemands) les mises en place ont diminué de 13,8 %.

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