Note de conjoncture - Secteur de la viande bovine : Poursuite de la baisse du cours des vaches.

Office de l'Elevage / DEP

Dans l'UE, en semaine 37, le prix moyen des gros bovins est en très légère baisse, de 0,1 % à 3,01 € le kg, mais reste de 8,7 % supérieur à celui de 2007 à la même période. La baisse des principales productions (vaches, JB) est presque compensée par la hausse des productions secondaires (boeufs, génisses). Sur la semaine, la baisse du prix des gros bovins concerne surtout l'Allemagne (- 0,6 %) où, notamment, le cours des vaches est en recul significatif, et l'Italie (- 0,2 %). En revanche, le prix moyen des gros bovins progresse légèrement aux Pays-Bas (+ 0,2 %).

Le prix moyen des vaches O3 est en recul de 0,5 %, à 2,58 € le kg. Il reste cependant de 9,1 % au dessus de celui de 2007. En progression en Irlande (+ 0,3 %), il est en repli de 1,8 % en Allemagne, où l'offre est trop importante par rapport à une demande morose. Il recule également aux Pays-Bas (- 0,1 %) : les apports en vaches de réforme continuent à être nombreux. Par rapport à 2007, les cours actuels sont toujours élevés : + 13,4 % en Allemagne, + 11,6 % aux Pays-Bas et + 26 % en Irlande.

Le cours des JB R3 recule, en moyenne, de 0,2 %, à 3,24 € le kg, dépassant de 8,8 % le niveau de 2007. Il est en net retrait en Italie (- 2,5 %) mais progresse en Allemagne (+ 0,2 %). Comparés à ceux de 2007, les prix progressent de 14,1 % en Allemagne et de 8 % en Italie.

En Irlande, le prix des boeufs R3 recule de 1,2 %, à 3,22 € le kg. En un an, il augmente de 18,8 %. En revanche, le bond de la cotation anglaise, à 3,46 € le kg (+ 2 %) fait progresser la moyenne européenne du boeuf R3.

Dans la filière veau, la hausse du prix de la viande, même si elle est moins marquée que les semaines précédentes, se poursuit : + 0,39 %, à 4,63 € le kg. Les prix sont stables en Italie, mais en recul aux Pays-Bas (- 1,26 %). Sur un an, le prix moyen dans l'UE recule de 26,1 %.

En revanche, pour les veaux de 8 jours, la baisse continue : - 2,1 % sur la semaine et - 8,6 % sur l'année, à 154,95 € la tête. Le prix néerlandais, en retrait de 4,1 %, reste le plus bas (97,25 €) des principaux pays producteurs.

En France, comme la semaine précédente, le prix moyen des gros bovins recule, en semaine 38, de 2 centimes, à 3,08 € le kg. La baisse est surtout due au recul du prix des vaches. Les opérateurs reportent leurs achats sur les JB. Le prix moyen des gros bovins se situe à un niveau de 0,3 % seulement au-dessus de celui de 2007 à la même période.

Les prix des vaches O et P, destinées aux GMS et à l'industrie, sont en recul de respectivement 3 et 4 centimes, à 2,81 et 2,49 € le kg (soit - 0,3 et - 2,3 % comparés à ceux de 2007), en raison d'apports nombreux sur les marchés. La cotation de la qualité bouchère R recule aussi, de 2 centimes, à 3,37 € le kg (+ 2,1 % en un an).

Le prix des JB U perd 1 centime à 3,43 €/kg (soit 8,9 % en plus par rapport à la même semaine de 2007). Celui des JB R et O sont stables, à respectivement 3,20 et 2,83 €/kg € le kg (soit + 9,6 % et + 4 % par rapport à 2007).

La cotation du boeuf de classe R gagne 1 centime à 3,30 €/kg, soit 3,8 % de hausse par rapport à 2007, celle de la génisse de classe R perd 4 centimes à 3,45 €/kg (- 0,3 % par rapport à 2007).

Sur le marché des broutards, la tendance est à la stabilité ou au recul, selon les races et les catégories : les cours des mâles limousins U et des croisés R sont stables. En revanche, la cotation des broutards charolais recule (de 13 centimes pour les mâles U 6-12 mois, de 1 centime pour les mâles U de 12-24 mois).

En ce qui concerne la viande de veau, le prix moyen poursuit sa remontée : il gagne 4 centimes sur la semaine, à 5,41 € le kg, mais reste de 17,3 % inférieur à celui de 2007. La consommation n'est pas particulièrement forte, mais l'offre s'adapte à la demande.

Le cours moyen des veaux de 8 jours recule, à 69,30 € la tête (- 38 % par rapport à la même semaine de 2007). Outre l'arrivée d'une offre abondante suite aux vêlages des races laitières, le commerce est particulièrement mauvais, notamment dans le Sud-ouest de la France touchée par les deux sérotypes (1 et 8) de la FCO : les débouchés traditionnels espagnols et italiens sont restreints.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires