Observation des animaux : Les sens en éveil

Sophie Bourgeois

L'oeil des bovins est plus sensible à la lumière que celui des hommes et ils craignent les contrastes lumineux. « Le passage d'une zone éclairée à une zone sombre nécessite un temps d'adaptation de quelques minutes. » Leur vision lointaine est nette mais sa mise au point est lente. La vision des mouvements est plus détaillée que chez l'homme, ce qui explique les réactions de fuite des bovins face à des mouvements rapides et la nécessité pour l'éleveur de se déplacer lentement et régulièrement. Ils ont un champ de vision de 330° : sans bouger la tête, ils voient tout autour d'eux à l'exception d'une zone étroite située derrière eux. Approcher un bovin par l'arrière risque donc de le surprendre.

Toucher les animaux doit se faire avec les plus grandes précautions. Certaines zones, tel le mufle, sont très sensibles. (F . d'Alteroche)

Toucher les animaux doit se faire avec les plus grandes précautions. Certaines zones, tel le mufle, sont très sensibles. (F . d'Alteroche)

L'odorat est un sens primordial pour les bovins, qui s'appuie sur deux organes : la muqueuse des naseaux et l'organe de Jacobson ou organe voméro-nasal. Celui-ci est situé dans la bouche, au niveau du palet supérieur. Il entre en action en particulier avec le « comportement de Flehmen » (lèvre supérieure relevée et langue à plat) pour repérer et stimuler le partenaire pour la reproduction. Les bovins perçoivent les phéromones, molécules présentes dans l'urine, les fecès, la transpiration, les sécrétions vaginales, qui permettent la communication entre animaux et les chercheurs pensent que les bovins perçoivent les odeurs de peur ou d'énervement émanant de l'homme.
L'ouïe des bovins est elle aussi beaucoup plus sensible que celle de l'homme et ils dressent les oreilles en permanence. Ils sont très sensibles aux sons aigus et les sons graves ont tendance à les apaiser.
Leur sensibilité tactile est aussi très développée. Il existe des points dits sensibles où elle est plus forte qui les apaisent ou les immobilisent : les crêtes du palais, l'épi dorsal. Il existe aussi des zones très sensibles à la douleur : le mufle, la base des oreilles, la mamelle, les zones génitales des mâles qui doivent être manipulées avec de grandes précautions.

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir Bovins viande de mars 2010. (RBV n°169, p. 16 à 36).

Source Réussir Bovins Viande Mars 2010

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