Plaquettes forestières : Des observations de terrain mais peu de références

Bernard Griffoul

Les références techniques sur l'utilisation de plaquettes forestières à usage de litière ne
sont pas légion. Rien à signaler pour l'instant du côté des instituts techniques. Les
techniciens fondent leurs conseils sur des observations de terrain glanées auprès
d'éleveurs qui ont expérimenté cette technique. Quelle épaisseur optimale pour la sous-
couche par exemple ? « Elle dépend de l'utilisation qui est faite des plaquettes, répond
Damien Hardy de la Fdcuma de Mayenne. Des éleveurs qui en mettent sous des petits
veaux ne sortant pas de tout l'hiver préfèrent avoir une couche de 20 à 25 cm pour être sûr
que ça draine bien. Alors qu'avec des vaches, lorsque le bâtiment est curé régulièrement,
ils sont plus près de 10 centimètres. » Il insiste aussi sur la maîtrise de la granulométrie : «
Nous nous sommes rendus compte que des plaquettes trop petites se compactent
beaucoup plus et drainent moins bien. Il ne faut surtout pas se rapprocher de la sciure. Une
granulométrie de l'ordre de 40 mm à 50 mm de long, 30 mm de large et 10 mm d'épaisseur
convient bien. »

Pour que les plaquettes conservent leur capacité d'absorption, elles ne doivent pas être trop petites. Le calibrage choisi pour le bois déchiqueté convient bien au chauffage. (B. Griffoul)

Pour que les plaquettes conservent leur capacité d'absorption, elles ne doivent pas être trop petites. Le calibrage choisi pour le bois déchiqueté convient bien au chauffage. (B. Griffoul)

Bonne qualité de compos

Même s'il ne peut afficher de chiffres précis, Frédéric Moreau, technicien bâtiment à la
chambre d'agriculture de Haute-Vienne, estime que la capacité d'absorption est très
différente d'une essence à l'autre : « Nous préconisons plutôt des essences de bois blancs.
» Pour éviter des risques éventuels d'échardes, il insiste également sur la qualité du
broyage qui doit être fait avec des couteaux « très bien affûtés ». « Lorsqu'ils sortent le
fumier des bâtiments, les agriculteurs remarquent qu'il est bien drainé, bien ventilé et donc
beaucoup moins lourd à sortir », note encore Damien Hardy. « Pour valoriser de manière
efficace le fumier issu de litières contenant du bois déchiqueté, l'idéal est de le composter,
poursuit Frédéric Moreau. Les plaquettes vont permettre à l'andain de mieux se tenir et vont
faciliter la circulation de l'air. Le tas va monter beaucoup plus en température et on obtient
un produit qui se rapproche du terreau. »
« Les agriculteurs interrogés s'accordent à dire que l'on a une bonne qualité de compost et
que les plaquettes, au moment de l'épandage, n'apparaissent plus ou alors dans un stade
de dégradation avancé », confirme son collègue de Mayenne.


Source Réussir Bovins Viande Septembre 2008

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