Premier anniversaire de la plateforme nationale d’épidémiosurveillance

François d'Alteroche - Réussir Bovins Viande Novembre 2012

Premier anniversaire  de la plateforme nationale d’épidémiosurveillance
Vache malade atteinte de fièvre catarrhale ovine (FCO), une des maladies émergentes chez les ruminants. © C. Pruilh

La plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale a un an. Elle a été mise sur pied fin 2011 en réponse au risque accru lié aux différentes maladies émergentes dont les exemples les plus récents pour les ruminants sont la maladie de Schmallenberg et la fièvre catarrhale ovine. Cette plateforme est constituée de six partenaires (SNGTV, Adilva, GDS France, ministère de l’Agriculture, Coop de France et l’Anses) et leur coordination est assurée par l’Anses et la direction générale de l’Alimentation. « Cette surveillance épidémiologique est une manière organisée de collecter des informations sur l’état sanitaire d’une population animale. Il s’agit également d’être en mesure de pouvoir fournir un outil d’aide à la décision concernant les mesures de prévention et/ou de lutte à mettre en œuvre. Cela permet également d’évaluer leur efficacité et au besoin de les faire évoluer. Enfin, le rôle de cette surveillance épidémiologique est également de pouvoir montrer qu’une maladie est absente sur les populations animales surveillées », expliquaient ses initiateurs à l’occasion d’une table-ronde organisée au Sommet de l’élevage présentant les premières actions menées. « Il s’agit là d’une exception française », soulignaient les participants.

La force et la puissance d’un réseau

Le baptême du feu aura été le suivi de la maladie de Schmallenberg. Comparativement avec ce qui avait été vécu quelques années plus tôt avec la fièvre catarrhale, laquelle avait induit pour les éleveurs bien des tracas économiques liés au blocage des déplacements d’animaux entre zones, la gestion de Schmallenberg a été facilitée du fait de l’existence de cette plateforme. « Son gros atout a été de pouvoir réunir tout le monde tout de suite de façon à être réactif et efficace. C’est ça la force et la puissance d’un réseau », soulignait Michel Combes, président de GDS France. Ce réseau a facilité une diffusion très rapide des informations entre ses membres permettant de confronter les connaissances récoltées sur le terrain avec celles connues dans d’autres pays. Mais Schmallenberg et fièvre catarrhale sont loin d’être les deux seules pathologies actuellement suivies. La tuberculose bovine et les différentes causes d’avortement existant sur les ruminants font actuellement partie des sujets d’étude prioritaires.

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