Production bovine : Accalmie attendue pour le second semestre 2009

Sophie Bourgeois

Une offre abondante de vaches et de jeunes bovins au premier semestre, puis contenue au second semestre : voici de quoi sera faite l'année 2009 d'après les prévisions de l'Institut de l'élevage.

Une très légère progression de la production est attendue par l'année 2009. Le cheptel reproducteur laitier compte en ce début d'année 50 000 vaches de plus que l'an dernier, et le cheptel allaitant n'est pas en reste avec 20 000 têtes supplémentaires. L'Institut de l'élevage prévoit la poursuite au cours du premier semestre de la décapitalisation chez les éleveurs laitiers, et les éleveurs allaitants, dans un contexte de trésoreries difficiles, pourraient bien en faire autant. « De toute façon, le cheptel étoffé des dernières années produira plus de vaches de réforme. Et les problèmes de fécondité liés à la FCO ne peuvent que renforcer le mouvement », note l'Institut de l'élevage.

Moins de perturbations attendues

Pour la production de jeunes bovins, l'effet des perturbations liées à la FCO devrait se dissiper au cours de l'année 2009 avec l'espoir du retour progressif à la normale des échanges de broutards entre la France et l'Italie. Si entre 2006 et 2008, la production de jeunes bovins a bondi de 15 % à cause du maintien « forcé » sur les élevages de broutards qui étaient destinés à l'exportation, en 2009, un certain repli devrait se faire sentir. Sur l'année, la production de jeunes bovins devrait ainsi reculer de 4 %. « Les sorties de jeunes bovins seront encore abondantes au premier semestre 2009. L'analyse de la BDNI montre que l'effectif à sortir au second semestre est nettement plus faible. »

Retour de rentabilité en Italie

En 2009, le prix des aliments du bétail devrait baisser et les poids de carcasses des jeunes bovins repartiraient légèrement à la hausse, après avoir sensiblement baissé en 2008.
D'après l'Institut de l'élevage, « une certaine solidité de la demande italienne en viande bovine et le retour de la rentabilité de l'engraissement dans ce pays, avec l'accalmie sur le marché des céréales », devraient participer à un retour à la normale des échanges, du moins sur le second semestre 2009. « Pas de quoi pour autant imaginer une hausse du prix du broutard. » Et le pari sur ce que seront les exportations de broutards en 2009 reste bien incertain.

Source Réussir Bovins Viande Février 2009

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