Reproducteurs : Les résultats économiques de l’exploitation en dépendent

ELVA NOVIA Coopérative Agricole d'Insémination Animale

Reproducteurs : Les résultats économiques de l’exploitation en dépendent
UCATRC

La période de reproduction bat son plein dans les troupeaux du grand bassin allaitant. Cette phase critique de la conduite d’élevage conditionne les futurs résultats économiques de l’exploitation, et cela à plusieurs titres.

Tout d’abord, le premier critère de rentabilité de l’élevage allaitant, la productivité numérique (objectif un veau par vache et par an) est directement lié à la maitrise de la reproduction. Les leviers alimentation et sanitaire sont prépondérants dans sa réussite.

Ensuite, le potentiel génétique des taureaux utilisés dans le troupeau aura un impact important sur les performances des futurs veaux. La génétique, à la différence de l’alimentation qui est du « consommable », est un investissement au long terme. En effet, la génétique se capitalise dans le troupeau et il faut cumuler plusieurs générations d’animaux pour fixer les caractéristiques recherchées. Par conséquent, le choix du ou des taureaux qui seront utilisés dans l’élevage revêt une importance essentielle.

120 € d’écart par broutards selon les parents

Une étude menée en partenariat entre les coopératives d’IA de la région (Ags, Cecna, Coopel et Elva Novia) et les OP actives sur les mêmes zones (Actis, Charolais Horizon, Cialyn, Covido Bovicoop et Feder) a permis de démontrer que les poids de vente des broutards sont fortement corrélés avec le niveau génétique de leurs parents qu’ils soient de souches IA ou non.

En 2013, ce sont 40.653 broutards provenant de  1.855 élevages de la base de sélection (élevages contrôlés par Bovins Croissance) qui intègrent les calculs. Ces nouveaux éléments viennent étayer et confirmer les résultats obtenus l’année précédente.

Ainsi, sur le caractère de croissance au sevrage, index CRsev, qui permet d’apprécier l’aptitude des animaux à prendre des kilos, on observe à l’âge moyen de 300 jours à la vente, des écarts de poids de 42 kg entre les veaux nés (947 broutards) des pères les moins bons sur l’index CRsev (CRsev < 90) et les veaux (2.165 broutards) nés des meilleurs taureaux sur ce critères (CRsev > 116). Au cour pratiqué en septembre 2012, cet écart représente une valeur de l’ordre 120 € / broutards.

De même sur la voie maternelle, la valeur laitière des mères, index ALait, est primordiale dans la prise de poids des veaux. On observe à l’âge moyen de 300 jours à la vente des écarts de poids de 46 kg entre les veaux nés (1.566 broutards) des mères les moins bonnes sur l’index ALait (90) et les veaux nés (1.003 broutards) des meilleurs vaches sur ce critères (ALait > 110). Au cour pratiqué en septembre 2012, cet écart représente une valeur de l’ordre de 130 € / broutards.

Poids des veaux et aptitudes des mères

Ces deux premiers exemples concernent les poids à la vente, mais le résultat économique se joue également sur les résultats de la réussite des vêlages. A ce stade deux caractères sont à prendre en compte pour gérer au mieux cette étape.

L’index IFNAIS permet d’apprécier si les veaux naitront facilement, notamment en fonction  de leurs poids de naissance, c’est cet indicateur qui permet d’orienter l’utilisation du taureau sur génisses ou non.  L’aptitude au vêlage des vaches, exprimé dans l’index AVel, traduit la qualité fonctionnelle du bassin des reproductrices (passage/ouverture pelvienne). Ce critère est un élément à considérer avec soin lors du choix des reproducteurs. Un vêlage réussi c’est un équilibre entre une vache capable de vêler et un veau d’un poids cohérent avec l’âge et la morphologie de la mère.

Outre les charges économiques liées à l’intervention du vétérinaire, les veaux nés de vêlages difficiles sont plus sensibles et ont un taux de mortalité supérieurs aux animaux nés facilement.

Une étude réalisée par Serge Miller en 2011, Institut de l’élevage, sur plus de 200.000 veaux nés en Bourgogne fait ressortir les résultats suivant :  taux de mortalité à 9 mois moyen 8.6% ; 7.3% pour les veaux nés facilement (conditions 1 et 2) ; 23.5% pour les veaux nés difficilement (extraction forcée, condition 3), soit 3 fois plus ! 15.2% pour les veaux nés de césarienne (condition 4), soit 2 fois plus !

Où trouver le reproducteur dont on a besoin ?

Où trouver le reproducteur dont on a besoin ?

Que le mode de reproduction soit l’IA, la monte naturelle, ou les deux, il est important de prendre en compte lors du choix, en plus des aspects visuels (phénotype), le niveau génétique du taureau et de ces parents, particulièrement sur les critères à fort impact économique décrits ci-dessus.

En février, les ventes des stations d’évaluation, offrent une large palette de reproducteurs. Après une sélection à l’entrée sur le potentiel de leurs ascendants, ces taureaux disposent d’une évaluation sur leurs performances individuelles de croissance et de morphologie. Toutes les informations utiles à la décision sont inscrites pour chaque animal sur les fiches du catalogue de vente et permettent ainsi un choix objectif et réfléchi en fonction de ses propres besoins.

Des stations, comme Jalogny  depuis 2 ans et l’Union Charolais Croissance depuis près de 30 ans, animent un schéma de procréation, en partenariat avec de nombreux organismes d’élevage, afin de fabriquer les meilleurs candidats à l’évaluation, puis à la diffusion. Des accouplements ciblés, sont réalisés sur les vaches les plus productives, avec les meilleurs taureaux disponibles. Le cumul de générations d’animaux favorablement indexés constitue une solide garantie sur le niveau de production que l’on peut en attendre.

Où trouver le reproducteur dont on a besoin ?

L’insémination animale, est également, tant que les vaches sont en bâtiment, un moyen simple d’accéder à des taureaux qui possèdent un niveau génétique élevé. Tous les taureaux disponibles à l’IA, sont testés sur descendance. Avant leurs diffusions à grande échelle, ils ont fait l’objet d’une diffusion limitée, afin de contrôler les performances de leurs produits, c’est le testage en ferme.

Chaque taureau à environ 200 produits qui naissent et sont contrôlés, jusqu’à l’âge adulte pour les femelles, dans les élevages de la base de sélection. Lors de leur diffusion, on connait donc avec une précision importante, le niveau et le profil de production des taureaux. Ainsi, on peut facilement accéder à des taureaux très performants, testés sur la production de leurs descendants, sur des critères comme les facilités de naissance, la croissance et les qualités maternelles d’aptitude au vêlage et à l’allaitement.

Elva Novia : insémination animale, renseignement auprès de votre inséminateur
Site de MARMILHAT (63) 04.73.42.17.17 et site de FONTAINES (71) 03.85.91.52.56 - www.elvanovia.fr   

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires