République Tchèque : Un élevage allaitant à destination de l'Italie

Emilie Durand

Le « must » du plat principal tchèque est un rôti de boeuf servi avec une riche sauce aux
légumes et à la crème, surmonté d'une cuillerée de confiture d'airelles et accompagné de
knedliky (quenelles de pain). Il s'agit du svíãková. En réalité, la viande de boeuf reste
rarement consommée dans le pays, au profit de la volaille. En moyenne, ce sont 9,6 kilos
qui sont consommés par personne et par an avec une nette tendance à la diminution. Pour
Milan Strudl, responsable de la partie élevage de l'entreprise Sokolovska-Uhelna, « le
problème de la diminution de la consommation vient du fait que l'Italie achète toute la
production tchèque et qu'il ne reste plus rien pour alimenter le marché intérieur. Par ailleurs,
la viande argentine ou brésilienne est trop chère pour nous. La viande produite dans le pays
n'est pas maturée assez longtemps avant d'être vendue dans les supermarchés, et la
tendreté n'est pas là. » Selon l'Institut de l'élevage, en 2008, le nombre de bovins, toutes
races confondues, en République Tchèque monte à environ 560 milliers de têtes. Et le pays
s'auto-approvisionne à 95 % en viande bovine. Une association d'éleveurs de vaches
allaitantes (Angus, Blanc Bleu, Highlands, Charolaise, Simmenthal…) assure la dynamique
de ce type d'élevage.

Milan Strudl, responsable de la partie élevage de l'entreprise Sokolovska-Uhelma. (E. Durand)

Milan Strudl, responsable de la partie élevage de l'entreprise Sokolovska-Uhelma. (E. Durand)

Créée en 1990, elle a pour but d'enregistrer les performances des animaux inscrits, de les
évaluer, de sélectionner les jeunes taureaux, de promouvoir les races, de gérer les herd-
books… Ce sont 516 éleveurs inscrits pour 47 500 vaches. Environ 9500 veaux mâles
sont inscrits chaque année, mais seulement 600 seront sélectionnés via les stations de
testage pour la monte et l'insémination. La race Charolaise reste la race la plus représentée
en Tchèquie en vaches allaitantes, avec une proportion de 20 %. La première importation
de Hongrie a été faite en 1990, avant l'importation de nombreuses génisses françaises. En
1992, certains animaux charolais « génétiquement sans corne » ont aussi été importés du
Canada.

 

Source Réussir Bovins Viande Novembre 2008

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