Salers primeurs du Cantal : les résultats sont là

R.Saint-André

Salers primeurs du Cantal : les résultats sont là
Bruno Dufayet dresse le bilan face aux opérateurs et partenaires, depuis une exploitation jussacoise inscrite dans la démarche. - R.Saint-André

Le président de l’Association salers primeurs du Cantal a fait le point sur l’avancée de la filière depuis les premiers tests réalisés en 2012 et a livré les objectifs à venir.

Pas de calendrier pour parvenir à l’objectif fixé : 3 000 très jeunes bovins salers livrés à la SVA Jean-Rozé(1). Mais la progression constante donne bon espoir à l’Association salers primeurs du Cantal (ASPC) de l’atteindre prochainement. Son président, Bruno Dufayet, a tenu à faire le point sur le bilan de la précédente campagne et sur celle en cours. Dès 2012, les premiers tests conduits chez huit éleveurs s’étaient avérés concluants : les 123 mâles de race pure salers, abattus entre 12 et18 mois, avaient donné satisfaction et déjà les trois quarts des carcasses étaient classées R. La campagne 2013-2014 a vu 62 éleveurs contractualiser et l’abattage de 693 salers primeurs. Désormais, ils sont 75 éleveurs et pas moins de 1 200 jeunes bovins sont engagés. “Je note surtout la progression du nombre d’animaux engagés par exploitation et leur conformation toujours meilleure”, souligne Bruno Dufayet en livrant les chiffres : 16 animaux en moyenne par exploitation pour la campagne 2014-2015 (11,6 sur la précédente, soit 40 % d’augmentation) et 80 % des carcasses classées au moins en R.

Filière à part entière

“Il s’agit aujourd’hui d’un vrai choix  de production”, estime le président. Il se réjouit à cet égard d’un appui et d’un suivi technique performant assuré par la Chambre d’agriculture. Les analyses individuelles qu’elle conduit permettent d’envisager encore des marges de progrès. En outre, des journées  techniques collectives sont régulièrement proposées, avec les organisations professionnelles partenaires. Autre  preuve de  la  réussite  de cette démarche, la récente création d’un emploi pour gérer l’instruction des dossiers et la planification de l’approvisionnement. “L’association a recruté Audrey Bac en contrat à durée indéterminé, logée dans les bureaux de la FDSEA où est né le projet”, détaille Bruno Dufayet. Les ressources de l’association proviennent essentiellement de la cotisation des éleveurs (variable en fonction du nombre d’animaux engagés) et de la société SVA qui redistribue 10 euros à l’association au titre des frais de gestion administrative.

Une démarque plus lisible

Parmi  les  nouvelles perspectives annoncées,  figure  la  volonté   de démarquer le produit et sa provenance, “viande du Cantal”, qui jouit d’une image très favorable. Et si actuellement les salers primeurs sont abattus à  Ussel (19)  ou Vitré (35), les discussions sont toujours en cours pour qu’une partie de la production le soit à  Aurillac.

(1) La Société vitréenne d’abattage fournit en viande l’enseigne Intermarché.

(2) Pour joindre  l’animatrice,  contacter le 04 71 45 55 62 ou le 06 95 54 65 07 ou par courriel : contact@salers-primeur.fr

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