tude de l'Institut de l'élevage : L'énergie, le quart des charges de l'exploitation

Bernard Griffoul

En 2006, le coût de l'énergie des quatre postes (électricité, produits pétroliers, engrais, aliments) représentait 23 % des charges totales d'une exploitation de bovins viande et s'élevait en moyenne à 27 euros par 100 kilos de viande vive (dans une fourchette allant de 14 à 33 €). Un montant qui n'a cessé de grimper depuis lors. Pour l'énergie directe (carburants, électricité), le coût se confond avec la dépense de l'éleveur. Pour les engrais et aliments, il ne s'agit que du coût de l'énergie indirecte qui a servi à leur fabrication et acheminement et non de leur prix d'achat. Les postes produits pétroliers et aliments représentent respectivement 49 % et 29 % du coût de l'énergie. « Les ateliers bovins viande sont particulièrement exposés à la hausse des coûts de l'énergie », en concluent les auteurs de l'étude. En toute logique, les systèmes les plus productifs en kilos de viande vive (jeunes bovins) ont les coûts énergétiques (au 100 kgvv) les plus faibles. A l'inverse, les naisseurs de broutards légers, les producteurs de veaux et les fermes biologiques voient le coût de l'énergie dépasser les 30 euros par 100 kgvv.

Énergie directe et énergie indirecte : en élevage conventionnel la répartition est de 38 et 62 %

L'énergie nécessaire pour produire des kilos de viande ne se limite pas à celle qui est directement consommée sur l'exploitation (fuel, électricité), dite énergie directe. Il faut y ajouter l'énergie consommée en amont de l'exploitation pour fabriquer et transporter les intrants (aliments, engrais…). On parle alors d'énergie indirecte. En élevage conventionnel, « la répartition entre l'énergie directe et indirecte est respectivement de 38 % et 62 % », précise l'étude. La répartition s'inverse pour l'agriculture biologique (65 % et 35 %). Cette prédominance de l'énergie directe tient à la logique extensive de ce mode de production : la consommation d'intrants est plus faible et celle de carburant plus élevée par 100 kgvv, car la productivité par UGB est inférieure.

 

En savoir plus

Voir article complet dans Réussir Bovins Viande du mois d'avril 2009 (RBV n°159 p. 32 à 35). Vous pouvez aussi consulter l'étude sur les consommations d'énergie des systèmes bovin viande sur le site Internet de l'Institut de l'élevage (www.inst-elevage.asso. fr, rubrique environnement). Elle propose notamment une intéressante méthode de calcul des besoins théoriques en fioul en fonction du nombre d'animaux et de la surface, qui peuvent être comparés à la consommation réelle.

 

Source Réussir Bovins Viande Avril 2009

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