Une charte pour écoconstruire ses bâtiments sur des bases solides

Franck Mechekour - Réussir Lait Février 2012

Une charte pour écoconstruire  ses bâtiments sur des bases solides
Dans sa version actuelle, la charte ne prévoit pas de labellisation rétroactive des bâtiments existants. © F. Mechekour

Construire un bâtiment d’élevage qui respecte au mieux l’environnement. Tel est l’objectif de la charte « écoconstruction des bâtiments d’élevage ».

Sortie officiellement l’automne dernier, cette charte « s’inspire de la démarche de Haute qualité environnementale (HQE) appliquée pour les logements », précise Jean-Yves Blanchin, de l’Institut de l’élevage.

L’adhésion à cette démarche se base sur le volontariat

« C’est un moyen d’accompagner les éleveurs dans leur projet bâtiment. C’est aussi un outil d’échange entre l’éleveur et le conseiller bâtiment. »
Identifiable par un logo, l’écoconstruction apporte aussi « un plus dans le cadre de démarches de qualité ».
Est-ce plus coûteux d’écoconstruire ? « Oui et non, selon Jean-Yves Blanchin. Oui, parce que cela nécessite du temps pour s’approprier le projet. Non, parce qu’en choisissant par exemple des matériaux à durée de vie plus importante et facilement recyclables, on réalise au final des économies. »
Concrètement, la charte se base sur quatre grands thèmes déclinés en soixante-sept points, dont vingt-quatre sont obligatoires pour être estampillé « Ecobel ».

Insertion du bâtiment dans son environnement

Le premier axe concerne l’insertion du bâtiment dans le site. Le deuxième a trait au choix des matériaux. Par exemple, le couple écoconstruction et bois ne coule pas de source. Tout dépend de l’origine du bois et des produits de traitements utilisés. « La filière bois évolue dans le bon sens », constate Jean-Yves Blanchin, en s’appuyant sur l’exemple du lamellé-collé dont le mode de fabrication « a changé trois fois en moins de dix ans pour être moins impactant sur l’environnement ».
Le troisième axe rassemble des points autour de l’énergie, de l’eau et des déchets d’activité. « La quatrième grille est la plus originale puisqu’elle concerne le confort et la santé des personnes et des animaux », précise Jean-Yves Blanchin.
Dans sa version actuelle, la charte ne prévoit pas de labellisation rétroactive des bâtiments existants et qui répondraient pourtant au cahier des charges. 

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