Utilisation des déchets verts : Etre vigilant sur la propreté du produit issu du compostage

François d'Alteroche

Le gros reproche fait par les éleveurs à ces produits issus de déchetterie concerne la part variable « d'indésirables » qu'ils contiennent. C'est d'ailleurs cette crainte souvent avérée d'avoir de petits morceaux de ferraille et de plastique qui a incité certains utilisateurs de la première heure à laisser tomber cette technique. La plupart des adeptes du co-compost estiment cependant que la situation s'est bien améliorée même si leur pression en tant qu'utilisateurs ne doit surtout pas se relâcher pour que la situation continue à s'améliorer. Obtenir un ‘déchet vert propre' nécessite d'abord un minimum d'éducation et de civisme de la part des apporteurs en déchetterie et ensuite une surveillance permanente de la part des gestionnaires de ces lieux de collecte. « Il est aussi important que les agents chargés de la surveillance des déchetteries soient formés et impliqués. Ils doivent savoir comment vont être recyclés ces déchets verts. A eux de faire passer le message auprès des particuliers et d'être les garants de la qualité du produit. Sa propreté dépend beaucoup de leur capacité et de leur volonté à mettre en place ordre et discipline sur les lieux de collecte lorsque les particuliers viennent vider leur coffre ou remorque de voiture. Pour l'instant on est sur la bonne voie mais rien n'est jamais gagné », estime Georges Lacampagne.

Les « impuretés » présentes dans les déchets verts sont très variables et concernent pour la plupart des plastiques liés au jardinage et des morceaux de métal. (F. d'Alteroche)

Les « impuretés » présentes dans les déchets verts sont très variables et concernent pour la plupart des plastiques liés au jardinage et des morceaux de métal. (F. d'Alteroche)

« Il ne faut pas prendre de produits provenant de déchetteries non surveillées. On est alors certain de récupérer le gazon et le sac plastique dans lequel il était contenu », souligne Jean Jallat qui précise que les plastiques sont un moindre mal. C'est surtout les ferrailles plus ou moins menues qui sont plus particulièrement à craindre, malgré la présence de déferrailleurs à la sortie de la plupart des broyeurs. Malgré cette amélioration de la
situation, il n'en demeure pas moins qu'il ne faut pas chercher bien longtemps pour trouver dans un tas de déchets verts fraîchement broyé, des petits morceaux de plastique résultant le plus souvent des résidus d'activité des jardiniers du dimanche (sacs d'engrais, pots en plastique de plants de tomates ou de fleurs…).

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir Bovins Viande de juillet-août 2009. (RBV n°162, p. 14 à 23).

Source Réussir Bovins Viande Juillet-Août 2009

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