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GDS 23

12/02/14
Creuse - Bovins viande

Visite sanitaire obligatoire des élevages bovins : recentrage sur les avortements en 2014

Visite sanitaire obligatoire => Pour 2014, la visite sanitaire obligatoire en élevage bovin redevient annuelle avec pour thématique la déclaration des avortements.

Dans le cadre du passage d’un système d’éradication vers une épidémiosurveillance, l’Etat, par arrêté du 24 janvier 2005, a décidé l’instauration d’une visite annuelle obligatoire dans chaque élevage bovin pour prévenir et maîtriser les maladies réputées contagieuses. Rappelons que cette visite obligatoire, réalisée par le vétérinaire sanitaire de l’élevage, conduite sur la base d’un formulaire, est rémunérée par l’Etat.

En 2014, une visite sanitaire obligatoire dans tout élevage avec au moins 5 vaches…

Initialement orientée sur la maîtrise des risques en matière de santé animale, le champ de la visite sanitaire obligatoire s’est élargi au domaine de la santé publique vétérinaire avec un rythme biennal à partir de 2008. En 2014, elle redevient annuelle et est à réaliser entre le 1er février et le 31 décembre 2014 dans tout élevage bovin avec au moins 5 femelles de plus de 24 mois, hors centres d'insémination artificielle et ateliers d'engraissement.


… avec comme thématique la déclaration des avortements avec un recueil des perceptions et attentes des éleveurs et des avis des vétérinaires

En accord avec les Organisation Professionnelles Vétérinaires et Agricoles, la Plateforme d’Epidémiosurveillance en Santé Animale et l'Anses-Lyon, la thématique pour 2014 porte sur la déclaration des avortements. L’objectif est de recueillir les perceptions et les attentes des éleveurs par rapport au dispositif actuel de déclaration obligatoire des avortements, de façon à le faire évoluer et l’améliorer. Il ne s’agit donc pas d’un contrôle du respect de la réglementation. Le formulaire d’enquête cosigné par l’éleveur et le vétérinaire est à conserver cinq ans dans le registre d’élevage. Une copie est conservée par le vétérinaire qui assure la saisie informatique sécurisée et anonymée. En parallèle, cette thématique est reprise dans un questionnaire pour les vétérinaires visant à recueillir leur point de vue et leurs pratiques par rapport à la déclaration des avortements.


Tout avortement doit être déclaré à son vétérinaire sanitaire or seul 1 éleveur sur 4 les déclare

La France est reconnue indemne de brucellose depuis 2005. Le risque de contamination demeure. Deux élevages ont été infectés en 2012. Le 1er, dans le département du Nord avait introduit des bovins d’un élevage infecté de Belgique. Le 2nd, situé en Haute-Savoie, a été infecté à partir d’un réservoir dans la faune sauvage, lui-même anciennement infecté par des foyers domestiques. Ce foyer a pu être identifié rapidement car l’éleveur avait déclaré un avortement. La surveillance des avortements et leur dépistage vis-à-vis de la brucellose sont les seuls moyens d’identification rapide de cette maladie. C’est pourquoi la réglementation prévoit que tout avortement doit être déclaré à son vétérinaire sanitaire. La visite et les analyses (recherche brucellose) sont prises en charge par l’Etat. Un programme de recherches complémentaires peut être mis en place (cf. encadré).


Une réflexion pour améliorer le dispositif actuel

L’Etat et les différents partenaires de la Plateforme nationale d’Epidémiosurveillance en Santé Animale conduisent une réflexion relative à l’amélioration du taux de déclaration des avortements. L’analyse des informations recueillies lors de la visite sanitaire bovine 2014 permettra d’aider à identifier des pistes d’amélioration. Participez donc pleinement à cette enquête. Articulée avec le bilan sanitaire annuel nécessaire à la prescription sans examen clinique, cela participe au développement de l’approche sanitaire globale de son troupeau, base de la « Sanitaire’ Attitude ». Pour tout renseignement complémentaire n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire sanitaire, la DDCSPP ou GDS Creuse ou à venir nous rencontrer à notre prochaine journée « portes ouvertes » du 15 mars. .


Avortements en série chez les ruminants : les outils de GDS Creuse

Tous les élevages sont concernés par les avortements,2 % des femelles avortent chaque année. En présence de causes infectieuses,parasitaires, alimentaires… des avortements en série peuvent apparaître avec des conséquences économiques toujours préjudiciables, voire considérables. L’apparition d’avortements en série implique un plan d’action raisonné. Pour ce faire, GDS Creuse propose des outils techniques et financiers apportant un taux d’élucidation intéressant si une méthodologie stricte est appliquée.

Les causes infectieuses et parasitaires, les plus redoutables

Parmi toutes les causes, celles d’origine infectieuse (bactérienne ou virale) ou parasitaire (toxoplasmose, néosporose…) sont les plus redoutables car contagieuses et douées d’un grand pouvoir d’expansion intra et interélevage. Celles-ci sont souvent difficiles à combattre (échecs thérapeutiques),persistantes par les animaux porteurs asymptomatiques et excréteurs et parfois transmissibles à l’homme comme la brucellose, la chlamydiose, la fièvre Q, lalistériose, la toxoplasmose…

Le recours au laboratoire, un passage obligé pour assurer le diagnostic étiologique

Connaître la cause d’une épidémie est indispensable pour mettre en place la thérapeutique curative et élaborer la stratégie préventive. Lors d’avortements, les manifestations cliniques et les caractéristiques épidémiologiques ne sont jamais suffisamment spécifiques. Au mieux, ces éléments peuvent orienter vers une suspicion mais le recours au laboratoire est toujours un passage obligé. Il fait appel à des méthodes directes avec recherche de l’agent causal ou indirectes avec recherche des anticorps.

Une méthodologie analytique associant diagnostic direct et recherches sérologiques

Les grands principes retenus face à un épisode d’avortements répétés sont les suivants :

·    Rechercher l’agent pathogène sur l’avortée et/ou l’avorton. Ce diagnostic direct demande un prélèvement d’avorton, de placenta ou d’écouvillon vaginal dans les 48 heures, maxi,après l’avortement. Un kit PCR avec une prise en charge de 75 % (cf.tableau « CRSSA – Kit diagnostic direct avortements ruminants ») est à disposition.

·    Rechercher les anticorps chez les avortées depuis plus 15 jours. L’échantillon pourra être complété par les mères de mort-nés et des femelles ayant présenté des troubles de la reproduction compatibles avec l’intervention de l’agent pathogène. le plan régional « maladies émergentes » permet la prise en charge de 50% des frais d’analyses et de la visite vétérinaire de mise en place du plan de lutte et de prévention.

Dans tous les cas, les prélèvements devront être identifiés et acheminés rapidement (idéalement moins de 24 heures), dans un emballage étanche, sous couvert du froid et avec une fiche d’accompagnement.

Des résultats… mais des précautions d’utilisation à respecter : intervenir 48 h maxi après l’avortement avec prélèvement de sang et d’avorton ou de placenta ; à compléter avec des recherches sérologiques

Mis en place au 1er semestre 2012, ce kit PCR a été utilisé dans plus d’une centaine d’élevages en Creuse. Pour 1/3 des cas, une pathologie a été identifiée : ehrlichiose, néosporose, BVD, chlamydiose ou toxoplasmose.Trois éléments conditionnent le taux d’élucidation : la précocité d’intervention (prélèvement dans les 48 heures, maximum, suivant l’avortement pour le diagnostic direct), la présence d’avorton, de placenta ou d’écouvillon vaginal et les recherches complémentaires (autres pathologies, sérologies chez les avortées depuis plus 15 jours). La réalisation d’un diagnostic direct adéquat multiplie par quatre le nombre de chances d’obtenir un résultat de certitude. Cela implique une application stricte de la « conduite à tenir lors de tout avortement » par le couple éleveur/vétérinaire (cf. article du 18 10 2013).


Dr Didier GUERIN
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Commentaires1

  • Posté le jeudi 13 février 2014

    lim
    Oui dépêchons nous de faire déclarer les avortement pour faire marcher tous nos laboratoires qui savent bien se sucrer sur nous. Tous comme la prophylaxie obligatoire pour les vaches allaitantes, sa fait marcher les véto, les labos et tout le monde est contant sauf nous, ils nous embêtent avec toutes leurs analyses. Du moment que l'on fait des contrôles à l'achat, ou est le problème. Nos gentil labos savent nous inventer des maladies imaginaire pour nous pousser à faire d'autre analyses.

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