Bâtiment : Une bergerie conçue pour l'agnelage

Dossier réalisé Laurence Sagot, Institut de l'élevage/Ciirpo*

Avant d'aménager une bergerie spécialisée pour l'agnelage et la lactation, l'éleveur doit prendre en compte les coûts, les conditions de travail et le respect des normes. Exemples et conseils pratiques.

Pour les troupeaux ovins de taille importante, la construction d'une bergerie neuve peut être l'occasion de spécialiser ses bâtiments. Les bergeries équipées spécifiquement pour les agnelages et les lactations ou pour la finition des agneaux en sont les exemples les plus courants.
Mais un tel investissement doit être parfaitement réfléchi, en commençant par l'aménagement intérieur jusqu'au type de structure, son emplacement… Il faut en effet compter de 120 à 160 euros le mètre carré pour une structure bois et métallique et de 80 à 110 euros le mètre carré pour un tunnel, selon le type de structure et la part d'auto-construction, le tout hors taxes, hors terrassement et hors aides. Avant la réalisation de son projet, il ne faut pas hésiter à visiter des bergeries et à discuter avec les éleveurs qui les utilisent tous les jours. Ils peuvent faire part des raisons de leurs choix et de leurs regrets, c'est toujours très instructif. Ce n'est jamais du temps perdu quand on est encore indécis sur le type de bâtiment que l'on souhaite construire.
Quel que soit le type de bergerie choisie, l'éleveur a intérêt à s'équiper d'un système de contention. L'aménagement de cornadis ou d'un parc de contention attenant doit être envisagé, sans que cela n'entraîne un surcoût important. À titre indicatif, compter 15 euros hors taxe la place de cornadis pour les modèles en bois.
Bien en amont de la construction, il faut aussi se renseigner sur les aides financières possibles que l'on peut obtenir. Ces dernières sont variables selon les régions et le statut de l'éleveur (jeune agriculteur par exemple). Prendre alors des conseils auprès de son technicien spécialisé.
Il est d'autre part indispensable de ne commencer les travaux qu'après avoir obtenu les autorisations de financement. Les délais d'obtention restent très variables.

* , avec Danièle Barataud, chambre d'agriculture de la Haute-Vienne ; François Madeuf, Copagno et Jérome Dubouis, OBL.

Source Réussir Pâtre Août-Septembre 2011

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