Déficiences minérales : Des carences rares mais potentiellement pénalisantes

Damien Hardy

« On peut observer des carences chez les animaux non complémentés », prévient François Meschy. Mais il n'est pas toujours évident de repérer les signes discrets et diffus traduisant une carence. Cela peut être une chute d'appétit ou une reproduction en dent de scie. Même l'analyse de poil, de sang, de lait ou d'urine ne permettent pas d'informer clairement sur le statut minéral de l'animal.
Les carences sont relativement rares aujourd'hui, surtout en ce qui concerne les minéraux majeurs, mais les animaux forts producteurs peuvent y être sujets en raison des quantités de minéraux exportées. Les signes cliniques ci-dessous n'apparaissent que dans les cas de carences graves et prolongées. Sans apport complémentaire, les carences en sélénium sont fréquentes, surtout avec des fourrages cultivés sur des sols neutres ou acides. Elles provoquent une myopathie dégénérescente appelée aussi « mou » chez le chevreau qui se traduit par des troubles locomoteurs et un dos voûté. En absence de traitement, la mortalité peut être élevée. On veillera donc à apporter du sélénium et de la vitamine E aux chèvres gestantes. A contrario, le sélénium étant l'un des éléments les plus toxiques, son excès peut provoquer une intoxication.

Pièces jointes

Source Réussir La Chèvre Octobre 2010

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