Des recherches pour relancer le pâturage

Damien Hardy - Réussir La Chèvre Mars-Avril 2013

Des recherches pour relancer le pâturage
Le comportement explorateur des caprins et leur sensibilité aux parasites nécessitent d’être pris en compte dans la mise en place du pâturage. © D. Hardy

Le comportement explorateur des caprins et leur sensibilité aux parasites nécessitent d’être pris en compte dans la mise en place du pâturage.

Vient de paraître

Des recherches pour relancer le pâturage

Faire pâturer les chèvres : retour vers le futur.
Le dernier numéro de Fourrages s’intéresse aux recherches sur le pâturage des caprins. Les dispositifs expérimentaux Patuchev et Redcap en Poitou-Charentes y sont décrits en détail. L’utilisation des prairies dans le Sud-Est est également abordée avec les recherches de la station caprine du Pradel en Ardèche, de la chambre d’agriculture de la Drôme et de l’Inra de Montpellier. Le risque parasitaire et le pâturage en zone tropicale sont également présentés avec des recommandations pratiques.

À commander à l’Association française pour la production fourragère, Centre Inra - Bât. 9 - RD 10 - 78026 Versailles cedex. 73 pages. 30 €
afpf.versailles@gmail.com

Les chèvres vont retrouver le goût des prairies. De par le monde, la recherche agronomique apporte des solutions pour faciliter le pâturage des caprins. En Espagne par exemple, des chercheurs réussissent à faire pâturer les oliveraies sans que les chèvres touchent aux feuilles des arbres.
La recherche agronomique tente d’apporter des solutions aux principaux problèmes du pâturage caprin : les vers gastro-intestinaux et la rapide apparition de résistance des parasites aux traitements.
Pourtant, le pâturage des chèvres présente bien des intérêts. Les atouts économiques de l’herbe pâturée sont appréciables quand les éleveurs ont besoin de réduire les coûts de production. Les prairies, en particulier celles avec plusieurs espèces végétales, offrent pérennité, souplesse d’exploitation et résistance aux aléas. De quoi développer des systèmes autonomes et économes.

Apporter des solutions pour produire du lait au pâturage

En Rhône-Alpes, les essais et les observations menés à la station expérimentale caprine du Pradel ont montré que des chèvres pouvaient produire plus de 800 kilos de lait par an en valorisant des prairies temporaires avec de faibles quantités d’aliments concentrés.
En Poitou-Charentes, avec le besoin de réduire le coût de production, tant économique qu’énergétique, le réseau Redcap a été mis en place à la demande des éleveurs. Ce dispositif de recherche appliquée, géré par le Brilac, complète le nouveau dispositif expérimental Patuchev installé à Lusignan dans la Vienne. Cette installation de l’Inra qui sera inaugurée officiellement en avril fera l’objet d’un article dans le prochain numéro de La chèvre. En se donnant de nouveaux outils, les chercheurs vont pouvoir apporter aux éleveurs des pistes pour combiner les atouts de la prairie et le potentiel de production des chèvres. Même si la recherche de connaissance est toujours une longue marche, on peut espérer des retombées positives pour concilier performance agronomique, zootechnique, économique et environnementale.

Capture d’écran 2013-04-09 à 15.30.22

Pour en savoir plus : voir dossier de Réussir La Chèvre mars/avril 2013, p. 20 à 29.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires