Deux-Sèvres : Sovileg s'apprête à investir un million d'euros

Guy du Repaire, Agri 79

Spécialisée dans l'abattage, Sovileg était sur le point de fermer quand elle a été rachetée par la famille Lepoureau en 1999. Dix ans plus tard, le haut de gamme, auquel elle est attachée, nécessite à nouveau d'investir.

En 2000, Sovileg investissait un million d'euros dans son abattoir. L'entreprise spécialisée dans l'abattage des ovins va en investir autant cette année dans la chaîne d'abattage et les frigos. « Une chaîne d'abattoir doit être refaite tous les dix ans », explique le directeur commercial, Rodolphe Lepoureau. Sa devise : « être en avance sur le sanitaire passe par ‘plus de technologie et moins de pénibilité' dans un seul but : ‘des agneaux irréprochables' ».
« Nous sommes sur un marché de niche. Si on faisait de la grande cavalerie, les éleveurs nous le reprocheraient », poursuit-il. D'ailleurs, l'entreprise, a-t-elle d'autres choix que celui-ci pour tirer son épingle du jeu face aux faibles coûts de production des concurrents étrangers qui occupent 70 % du marché de la viande ovine ?

Haut de gamme

La Sovileg a placé la barre très haut. À Thouars, où elle est installée, on ne travaille que des agneaux haut de gamme. De l'agneau français, « pour un marché de niche », avec le Label rouge Diamandin, (15 000 carcasses par an) et l'Agneau de Poitou-Charentes (14 000 carcasses par an). À eux deux, ces produits représentent 60 % des abattages de la Sovileg. Les autres agneaux viennent des Pays de la Loire, du Centre… avec les 40 % à 50 % d'approvisionnement de la SA Lepoureau qui détient 60 % du capital de l'abattoir. La Caveb, actionnaire à 40 %, apporte 30 % à 40 % des animaux. La Sovileg, directement, et quelques autres acheteurs, assurent le complément.
« 80 % des carcasses sont vendues à des grossistes dans toute la France », explique Rodolphe Lepoureau. Elles sont ensuite vendues dans les boucheries traditionnelles, alors que l'on n'en retrouve que 15 % dans les GMS. Ses marchés se situent en région parisienne, en Poitou-Charentes, sur la côte ouest de Bordeaux à Brest, mais aussi dans le nord et l'est de la France.
La clientèle a ses exigences qui ne s'arrêtent pas à la couleur de la viande et à l'épaisseur du gras sur les carcasses. Filcert, l'agneau de contre-saison est la solution trouvée avec la Caveb pour un approvisionnement en agneaux tout au long de l'année, moyennant une plus-value pour les éleveurs. Alors que l'entreprise se désengage de plus en plus de la viande hallal, son chiffre d'affaires progresse de 5 % à 6 % par an, « grâce à la percée et à la réputation de l'agneau français », souligne Rodolphe Lepoureau. Mais aussi grâce à l'ajustement de l'offre des éleveurs, en quantité et en qualité.

Source Réussir Pâtre Octobre 2010

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