Filière ovine : Michel Barnier applaudi à l'assemblée générale de la FNO

Laurence Geffroy

Le ministre de l'Agriculture a été remercié pour son soutien envers la filière lors de l'assemblée générale de la Fédération nationale ovine.

« Votre courage politique nous redonne de l'espoir. En levant une injustice lors du bilan de santé de la PAC, vous nous avez remis debout. Pour les éleveurs ovins, vous êtes entré dans l'histoire », a affirmé Serge Préveraud, président de la Fédération nationale ovine (FNO) à Michel Barnier, le 16 avril dernier à Paris.

Michel Barnier :  « Vous occupez un prix et une place dans l'enjeu alimentaire et territorial du pays. » (L. Geffroy)

Michel Barnier : « Vous occupez un prix et une place dans l'enjeu alimentaire et territorial du pays. » (L. Geffroy)

Investir pour gagner en productivité

Le ministre de l'Agriculture a été accueilli sous un tonnerre d'applaudissements par les 220 éleveurs ovins présents lors de l'assemblée générale. « Si le secteur productif agricole tient le coup, ce n'est pas par hasard, les agriculteurs savent s'adapter. (…) Il n'y a pas de petite production. Vous occupez un prix et une place dans l'enjeu alimentaire et territorial du pays, mais vous aviez besoin de perspective » a justifié le ministre. Il a expliqué que lors de la présidence française de l'Union européenne, il lui a fallu convaincre les pays européens moins concernés par l'élevage ovin de la nécessité d'un tel rééquilibrage. Il a ensuite rappelé que les aides obtenues dans le cadre de la politique agricole commune ne doivent pas uniquement servir à conforter les trésoreries, mais également à investir pour gagner en productivité. « Le rééquilibrage ne va pas suffire à pérenniser l'élevage ovin, il faut que vous preniez les bonnes décisions pour que dans cinq ans, vous ne vous retrouviez pas dans la même situation. »

Ces dernières années, les résultats technico-économiques des élevages ovins ont eu tendance à se dégrader. Dans certaines exploitations, le nombre d'agneaux par brebis et par an n'excède pas 0,5 et la mortalité dans les élevages peut atteindre 20 à 25 %. Michel Barnier a appelé les éleveurs à s'organiser pour rénover l'appui technique, valoriser l'agneau et organiser l'offre. Ce sont les trois axes du plan de reconquête ovine que lance la FNO pour lutter contre la baisse du nombre de brebis et relancer l'installation des jeunes. Jacques Lucbert, responsable du département Techniques d'élevage et qualité de l'Institut de l'élevage, en charge du dossier reconquête ovine pour la partie technique, a présenté le projet.

Un élan collectif

« Cette reconquête, c'est un élan collectif de toutes les structures attachées à la production ovine avec un effort important sur le plan technique pour donner envie d'être éleveur ovin », explique Jacques Lucbert. Informer, former, communiquer sont les maîtres mots de l'opération. « Notre demande a toujours été accompagnée d'un projet économique, a rappelé Serge Préveraud. Si notre travail s'arrête à ce bilan de santé, nous n'aurons fait que la moitié du parcours. Il nous faut aujourd'hui améliorer la compétitivité de nos entreprises et apporter de la plus-value. Nous allons prendre ce challenge à bras-le-corps ».

Source Réussir Pâtre Mai 2009

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