Fromagerie fermière et identification électronique préoccupent les éleveurs caprins

Damien Hardy - Réussir La Chèvre Mai-Juin 2013

Fromagerie fermière  et identification électronique préoccupent les éleveurs caprins
Pour les éleveurs caprins, la réglementation sur l'affichage de la composition des aliments emballés, envisagée pour 2016, n'est pas adaptée aux fromages fermiers. © Benoît Bourgeois/Commission européenne

Fromages fermiers et identification : es deux sujets qui préoccupent les éleveurs caprins ont fait l'objet de discussions à l'assemblée générale de la Fnec (Fédération nationale des éleveurs caprins), en avril dernier à Paris.

Pour les fromagers fermiers, la Fnec veut intervenir de plus en plus au niveau européen, « pour aller à la source de la réglementation », selon les mots de Frédéric Blanchard, éleveur-fromager en Isère et vice-président de la Fédération.
Pour cela, la Fnec a activement participé à la création d’une association européenne regroupant onze pays et 13 000 petits producteurs de fromages. Cette nouvelle association, Face, s’est rendue deux fois à Bruxelles pour rencontrer la direction générale de la Santé des consommateurs et lui faire part de son projet de créer un guide de bonne pratique d’hygiène (GBPH) européen.
La Fnec et les autres partenaires de cette association cherchent désormais des financements pour mener à bien ce projet. La Fnec réfléchit d’ailleurs à la création d’une cotisation spécifique fermière d’environ 50 euros (en plus de la cotisation de base à 30 euros).

Étiquette standardisée

Les professionnels apprécient les effets de la note de service « flexibilité » qui a globalement amélioré les relations entre les producteurs fermiers et les inspecteurs de la direction départementale de la protection des populations. Cependant, la vigilance reste de mise vis-à-vis des nouvelles réglementations, et notamment du règlement européen sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. Celui-ci stipule qu’à partir de fin 2016 soient affichées sur les aliments emballés la valeur énergétique et la teneur en graisses, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sel…
« C’est impossible pour nos fromages fermiers, par nature non standardisés et dont la composition varie énormément au fil des saisons », assure Frédéric Blanchard.
La Fnec milite pour que cette mesure, qui exclut déjà les denrées non préemballées comme celles vendues en vente directe, ne s’applique pas aux produits laitiers fermiers, quel que soit leur mode de commercialisation.

Pas d’électronique avant quatre mois

Pour l’identification électronique et la traçabilité, Roland Verichon, éleveur en Dordogne et en charge du dossier pour la Fnec, a rappelé que « les règles pour les ovins ne sont pas les mêmes que pour les caprins. Pour les caprins, les contrôleurs de la conditionnalité n’ont pas à demander à ce que les chevreaux aient des boucles électronique à sept jours. La barrette rigide — tiptag — peut convenir jusqu’à quatre mois pour les animaux circulant et jusqu’à six mois pour ceux restant en élevage ».
En plus de ce rappel à la réglementation, la Fnec a demandé à l’administration de supprimer l’obligation d’« électroniser » les animaux restants au 1er juillet 2013.

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