L’ovin, support d’une classe pour l’obtention d’un bac pro à Saint-Pouange

Réussir Pâtre Juin-Juillet 2013

L’ovin, support d’une classe pour l’obtention  d’un bac pro à Saint-Pouange
De gauche à droite, Jean-Roch Lemoine, éleveur ; Hubert Masson, directeur de l’établissement ; Mickaël Floquet, directeur de l’exploitation et Frédéric Noizet, président de l’Asori. © L. Geffroy

À la rentrée, les futurs éleveurs ovins pourront se former dans la grande région Nord-Est.

Un réseau de fermes en appui

Le lycée de Saint Pouange peut s’appuyer sur le réseau ovin nord est dans l’enseignement agricole (Ronea) dont il fait partie et constitué de cinq autres établissements : Mirecourt, Charolles, Crézancy, Chaumont et Nancy-Pixerécourt. Depuis septembre, un ingénieur suit ce réseau, mettant en commun une réflexion sur la technique, l’économie et la pédagogie. Les élèves du Bac Pro pourront être amenés à aller voir ce qui se passe dans ces autres lycées.

Un minimum de huit élèves auront l’ovin pour support lors de leur rentrée en classe de première en septembre, au lycée agricole Charles Baltet de Saint-Pouange, dans l’objectif de décrocher un bac professionnel(1). L’établissement de l’Aube a en effet eu le feu vert en mars dernier pour ouvrir cette classe. Mickael Floquet, directeur de l’exploitation du lycée, se prépare à les accueillir. Les élèves bénéficieront de deux ans de formation, dont un minimum de quatorze semaines de stage sur site et dans des exploitations ovines. L’enseignement général sera couplé avec celui des élèves en option système à dominante cultures, dont 120 heures en commun sur le thème de l’agriculture intégrée, pour aborder notamment les complémentarités culture-élevage.
La troupe est composée de 600 brebis et devrait atteindre un effectif de 750 en races Romane et Ile de France. Des travaux ont été entrepris dans l’ancienne bergerie. Mais surtout, l’établissement qui dispose de 93 hectares de surface agricole utile, abrite une bergerie neuve depuis un an, financée en grande partie par la Région. Proche des professionnels, Mickael Floquet a souhaité des aménagements qu’il a vus chez des éleveurs, comme des couloirs surélevés ou des barrières coulissantes et non fixes tout du long. Ce bâtiment a une capacité de 550 brebis. Il est également équipé de portes électriques, pour une meilleure productivité du travail.

Investissement dans un bol mélangeur et un godet distributeur

L’alimentation étant au cœur des préoccupations, la ferme a récemment investi dans un bol mélangeur et un godet distributeur dernier cri. Ceci afin d’être autonome et « opportuniste ». « C’est le principal problème ovin aujourd’hui, explique Mickael Floquet. La région avait la réputation d’être riche. Si autrefois avec de l’orge et de la paille et du déshydraté, nous avions des rations à des prix corrects, ce n’est plus le cas aujourd’hui. » Le lycée souhaite donc se diriger vers d’autres formes d’alimentation, plus humides.

L’appui de la profession a été d’une grande aide pour permettre cette ouverture de classe. « On souhaitait relancer la production ovine dans cette partie nord de la France. Avec la bergerie neuve, et un lycée motivé par l’ovin, c’était l’endroit idéal », relatent Jean-Roch Lemoine et Frédéric Noizet, éleveurs ovins. L’exploitation a toujours eu une troupe de moutons, mais elle n’avait plus de formation directe en production animale. Même si les ovins ont toujours permis aux élèves en formation « végétale » de découvrir l’élevage, grâce à des mini-stages sur la ferme.

(1) Bac Pro conduite et gestion d’une exploitation agricole, option système à dominante élevage.
Contact : EPL Saint-Pouange, 03 25 41 64 00, www.epltroyesstpouange.fr

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