La Finnoise s’exporte dans quarante pays

Laurence Geffroy - Réussir Pâtre Février 2013

La Finnoise s’exporte dans quarante pays
La prolificité de la Finnoise est légendaire. Les quadruplés ne sont pas rares !

La Finlande a développé une race ovine aujourd’hui présente dans de nombreux pays d’Europe et aux États-Unis : la Finnoise.

La race ovine originaire de Finlande

La Finnoise s’exporte dans quarante pays

La race Finnoise est arrivée de son pays nordique dans le Nord de la France en 1966. Son taux exceptionnel de prolificité, sa précocité et sa forte désaisonnabilité ont attiré les éleveurs, qui s’en sont servis pour faire du croisement avec des races françaises. Indispensable pour produire de la viande, car son défaut principal est son manque de conformation qui ne convient pas à la demande de l’aval.

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La laine est de bonne qualité et séduit les Finlandais.

Une race adaptée aux rudes hivers

La Finnoise continue cependant d’évoluer dans son pays natal avec 15 000 brebis en race pure et 40 000 croisées. Adaptée au dur climat de la Finlande, avec des hivers longs et sombres, la race que l’on retrouve dans les trois quarts des effectifs a évolué pour tirer parti des étés courts. Là-bas, une agnelle affiche un taux moyen de prolificité de 1,9 et une brebis de 2,7. La race s’exporte encore dans quarante pays et une seule ferme, station d’insémination artificielle située à Lihasula, est habilitée à vendre de la semence aux pays étrangers. La Finnoise répond aux besoins de la population locale, qui consomme tout ce qu’elle produit. Les Finlandais ne sont pas de grands consommateurs d’agneau, avec seulement 0,6 kg par an et par habitant. Outre la viande, l’agneau est transformé en saucisses,  viande fumée et conserves. Ces produits ne sont pas chers, comparés aux autres viandes que l’on trouve en épicerie en Finlande. La viande ovine n’est pas un produit de luxe dans ce pays et la consommation est plutôt en hausse avec 3 500 tonnes en 2012 dont 24 % d’autosuffisance, d’après le ministère finlandais de l’Agriculture. En 1998, les éleveurs de la race ont lancé un programme de sélection pour améliorer la conformation et mieux répondre à la demande bouchère. Et en 2008, une stratégie nationale a été décidée pour atteindre un taux d’autosuffisance de 50 % d’ici à 2015. La race offre également une laine de bonne qualité, brillante. Un agneau peut en produire 1,2 kg. Ses fibres possèdent plus d’ondulations que d’autres et moyennement fines, elles peuvent convenir pour une grande variété d’utilisations.

Une laine écologique

Bien que la majorité des animaux soient blancs, il existe plusieurs couleurs permettant d’obtenir des produits naturels, biologiques ou non teints. C’est un atout marketing pour les Finlandais, vu l’importance de l’aspect écologique dans les pays nordiques aujourd’hui. Dans les magasins de la capitale Helsinki, on trouve de nombreux produits à base de laine, notamment des chaussons en laine retournée. Un gros effort est effectué en termes de promotion de la laine locale, et à des prix abordables pour toutes les classes de la population (5,4 millions d’habitants). Une seule usine, située à Mikkeli, traite la laine finlandaise, mais ces produits gagnent des parts de marché sur ceux à base de fibres synthétiques, grâce cette notion de protection de l’environnement. p Laurence Geffroy

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