Le mouton, première filière de l’Irlande du Nord

Réussir Pâtre Février 2012

Le mouton, première filière de l’Irlande du Nord

Les races bouchères se développent dans ce petit pays du Royaume-Uni, qui partage l’île avec la République d’Irlande.

Territoire d’élevage, l’Irlande du Nord dispose d’un potentiel fourrager important avec ses pâtures qui s’étendent sur des kilomètres. Le pays est réputé pour son agneau d’herbe. Malgré une légère baisse depuis ces six dernières années, l’élevage ovin reste la première filière du territoire. Elle ne manque pas d’atouts pour séduire les consommateurs avec une image d’agriculture respectueuse de l’environnement, consciente du bien-être des animaux et disposant d’un excellent système de traçabilité.

34 hectares de superficie en moyenne

Il y a de bonnes terres arables dans le sud-est, mais la plus grande partie des collines n’est exploitable que pour l’élevage. Les exploitations familiales ont une superficie moyenne de 34 hectares. Le nombre élevé de petites fermes a tendance à gêner la compétitivité et 53 % sont situées en zones défavorisées.
Il existe beaucoup de races rustiques, mais depuis une cinquantaine d’années, les races bouchères, comme le Texel ou l’Ile de France, sont en force. Un élevage peut être constitué de trois à cinq races différentes, sans compter les croisements, avec plus de 100 têtes pour un cheptel moyen en 2010. Le Texel nord-irlandais produit des carcasses de qualité. Son gabarit diffère de celui du Texel français, il est plus trapu et robuste. En termes d’effectifs viennent ensuite le Suffolk, le Charollais et le Scottish Blackface (race rustique emblème de l’Irlande du Nord). Les brebis peuvent rester toute l’année dans les pâtures et peuvent parfois être rentrées dans des bâtiments pour l’agnelage. L’élevage tout bergerie est rare et l’importation de la paille demeure coûteux. L’herbe est conservée en ensilage ou en enrubanné et distribuée en bergerie lors de l’agnelage, avec un concentré. Le système de commercialisation est similaire à la France, mais l’éleveur valorise mieux ses animaux en les vendant aux enchères dans des « market ».

Coralie Cuffez, du lycée agricole de Crézancy (Aisne), stagiaire en Irlande du Nord dans le cadre de l’action reconquête ovine.

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