Le prix du lait en baisse malgré le maintien du prix de base

GEB, Institut de l’élevage - Réussir La Chèvre Mai-Juin 2012

Le prix du lait en baisse malgré le maintien du prix de base

Le prix de base s’est maintenu au premier trimestre mais les pénalités pèsent sur les prix moyens. Les coûts de production restent élevés. Les prix repartent à la hausse en Espagne et en Hollande.

Au premier trimestre 2012, le prix de base a, selon l’enquête de l’Institut de l’élevage, été maintenu à 518 €/1 000 litres, son niveau de l’an passé. Après une baisse moyenne d’environ 35 € durant la même période en 2011 (- 6 %), le prix de référence a en effet été reconduit dans la plupart des entreprises. Cependant, des baisses ont été appliquées dans les zones Sud-Est et Sud-Ouest qui aboutissent à une baisse moyenne de 2 € dans chacune d’elles. En Centre-Ouest où le débat a été particulièrement vif sur le maintien du prix, c’est le statu-quo qui prédomine. Quelques baisses ont eu lieu, mais elles ont été compensées par des hausses.

Baisse du prix payé aux producteurs

En revanche, le prix réellement payé aux producteurs, 611 €/1 000 litres, a baissé de 10 € (- 2 %) en moyenne nationale au premier trimestre, après une baisse de 35 € enregistrée en 2011, équivalente à celle du prix de base. La baisse du prix est intervenue dans le Centre et le Centre-Ouest, malgré le maintien du prix de base, et dans le Sud-Ouest. Elle a été très limitée dans le Sud-Est.
Le taux butyreux, à 41,2 g/litre en moyenne trimestrielle, a perdu 0,4 g, dans un mouvement général de forte baisse en janvier, de hausse en février puis de baisse en mars, particulièrement accentué dans le Centre. Le taux protéique, en revanche, à 34,7 g/litre, a progressé de 0,3 g, avec cependant une baisse en janvier. Au total, la quantité de matière utile recueillie n’a que faiblement varié. La baisse du prix moyen payé aux producteurs, à prix de base presque constant, s’explique sans doute essentiellement par l’application de pénalités pour dépassement de références dans le cadre de la régulation de la collecte et par une sévérité accrue sur la qualité du lait. Les volumes collectés par notre échantillon d’enquête ont commencé à baisser en mars par rapport à 2011.

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L’Ipampa se maintient en altitude

L’Ipampa lait de chèvre se maintient à un niveau très élevé atteignant en mars l’indice 132 (100 en 2005). Cette nouvelle flambée des prix des moyens de production est non seulement d’amplitude plus élevée que celle de 2008 mais elle se prolonge spectaculairement puisque l’Ipampa est depuis un an au-dessus de son précédent record de 2008. Au premier trimestre, l’Ipampa a augmenté de 2 % par rapport à 2011, malgré une certaine stabilisation des prix des aliments en mars, mais avec un prix de l’énergie qui explose. En 2011, l’Ipampa avait grimpé de 12 % pendant la même période. Pour la deuxième année consécutive, le prix du lait évolue en sens inverse des prix des moyens de production : le prix a baissé de 7 % par rapport à 2010 quand l’Ipampa a grimpé dans le même temps de 14 %.

Hausse espagnole et hollandaise

A l’inverse de ce qui se passe en France, les prix payés aux producteurs ont été, en janvier et février, en nette hausse par rapport à 2011 aux Pays-Bas et en Espagne, après, il est vrai, une chute brutale en 2010. Ils ne retrouvent pas le niveau élevé de 2008 et 2009 aux Pays-Bas mais ils le dépassent largement en Espagne où le lait de chèvre est venu à manquer pour les fabrications au lait de mélange.

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