Les bons résultats des élevages caprins autonomes et herbagers

J. Jost, Institut de l'élevage

Les bons résultats des élevages caprins autonomes et herbagers
Comme consommer des aliments produits sur l'exploitation s'avère rentable, le programme REDCap travaille à créer des références sur les prairies multi-espèces, les prairies en luzerne, les mélanges céréales-protéagineux, le séchage dufoin en grange, le pâturage, l'affouragement… - © J. Jost

En favorisant l'herbe et en donnant moins de concentrés à leurs chèvres, les éleveurs du réseau REDCap parviennent à limiter le coût alimentaire du troupeau.

Journée technique Cap'Vert

La qualité des foins, la prairie multi-espèces, le pâturage et le séchage en grange seront abordés lors de la journée technique Cap'Vert. Rendez-vous le 24 septembre à Lusignan (Vienne) pour échanger entre éleveurs et techniciens sur la valorisation de la prairie en élevage caprin !

Inscription obligatoire auprès de Valérie Lochon (Tél. 05 49 44 74 89).

Plus d'infos sur http://redcap.terredeschevres.fr/

Le REDCap est un programme de recherche et développement porté par la filière caprine et les structures de développement de Poitou-Charentes et Pays de la Loire sur les thématiques de l'autonomie alimentaire et l'alimentation à l'herbe, en lien avec le dispositif expérimental Patuchev de l'Inra Lusignan. Une trentaine d'élevages de chèvres sont suivis depuis quatre ans afin de construire des références technico-économiques sur les systèmes caprins herbagers. Les données recueillies en 2014 par les techniciens caprins des Chambres d'agriculture, Contrôles laitiers, Civam et BTPL partenaires ont permis de montrer que les élevages du réseau REDCap valorisent plus les aliments produits sur l'exploitation (80 % d'autonomie alimentaire) et l'herbe (63 % de la ration), en comparaison aux fermes du réseau Inosys-Réseaux d'élevage Ouest (52 % d'autonomie et 40 % d'herbe).

Beaucoup moins de concentrés et déshydratés distribués

Le troupeau moyen est composé de 300 chèvres qui produisent chacune 900 litres de lait avec un TB à 37,4 g/l et un TP à 33,4 g/l. Les références Inosys-Réseaux d'élevage 2013 montrent des structures similaires, mais avec une véritable discrimination sur la valorisation de l'herbe dans la ration des chèvres. Outre une part d'herbe supérieure, les quantités de concentrés et de déshydratés distribuées sont également réfléchies et limitées en moyenne à 360 kg/chèvre/an, soit 175 kg en moins que les fermes du réseau de références ! Avec des niveaux de production laitière supérieurs à 850 litres par chèvre en moyenne, la réflexion pour valoriser les fourrages permet de ne distribuer que 464 grammes de concentrés et de déshydratés par litre de lait produit, alors que les fermes de références sont à un niveau moyen de 612 g/l.

La suite dans La chèvre n°330 de septembre-octobre 2015

Source La chèvre

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