Les pampilles sont héréditaires

Réussir La Chèvre Mai-Juin 2013

Les pampilles sont héréditaires
Le caractère "présence de pendeloques" est porté par un gène dominant non lié au sexe. © D. Hardy

Les pampilles (ou pendeloques) sont les morceaux de peaux qui pendent sous le cou de certaines chèvres. Héréditaire, la présence de pampilles est portée par un gène dominant non lié au sexe. Si l’on accouple des caprins sans pampille, la descendance n’en aura pas. Si l’un des deux parents en a, soit toute la descendance en aura, soit environ la moitié en portera, soit aucun selon que le parent à pampille est homozygote ou hétérozygote. De même si les deux parents ont des pampilles et sont hétérozygotes, la descendance n’en a pas forcément.
Une étude suisse citée par Forum a montré qu’une chèvre sur deux environ porte des pampilles. Sur les 236 chèvres alpines chamoisées, saanen et grisonnes à raies observées, les pampilles allaient par paire dans 87 % des observations. À noter qu’on peut trouver parfois des pampilles sur des porcs ou des moutons. La structure des pampilles ressemble un peu à celle de l’oreille. On y trouve beaucoup de tissu sous cutané et un cartilage allongé en sont milieu. Elles sont innervées et irriguées par des vaisseaux sanguins. À ce jour, aucune explication sur leur fonction ne semble satisfaisante. Déformation ? Vestige d’un organe ou d’un membre embryonnaire ? Dans tous les cas, celles qui en portent ne semblent pas en retirer des avantages ou en subir une quelconque gêne…

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires