Les trois quarts des agneaux de Bourgogne sont produits à l’herbe

Réussir Pâtre Janvier 2013

Les trois quarts des agneaux de Bourgogne sont produits à l’herbe
La plupart des agneaux d’herbe sont élevés en zone herbagère où la race charollaise est la plus répandue.

En 2010, la région Bourgogne compte 3000 exploitations ovines, pour un total de 241 100 ovins, dont 170 500 brebis.

La Bourgogne se situe à la dixième place régionale et accueille sur son territoire 3 % du cheptel national ovin. Entre 2000 et 2010, un quart des brebis ont disparu. Les troupeaux encore présents sont de taille inférieure à la moyenne nationale et l’atelier ovin est souvent un atelier complémentaire. Seulement 60 éleveurs sont spécialisés et la production est essentiellement de l’agneau d’herbe. La baisse est particulièrement marquée dans la Nièvre, tandis que la Côte-d’Or n’a perdu que 12 % de brebis.

22 600 brebis pour les spécialisés

Les fermes ovines sont situées à 69 % dans la Nièvre ou en Saône-et-Loire. Le nombre de brebis par troupeau est en moyenne de 58, contre 83 en France. La Saône-et-Loire se caractérise par de petites troupes, 42 brebis en moyenne. Les élevages de plus grande taille ont mieux résisté, ils ne diminuent que de 9 % et représentent 7 % des élevages ovins. Ils détiennent 37 % du cheptel régional. Les spécialisés ovins détiennent 22 600 brebis, soit 13 % du total et 43 % ont plus de 400 brebis. La taille moyenne a augmenté, passant de 343 à 358 brebis.
Plus de 30 000 brebis sont élevées dans des exploitations de faible dimension économique, avec moins de 25 000 euros par an de production brute. L’élevage ovin est souvent un complément d’une activité non agricole ou de revenus de retraite. Les chefs d’exploitation de ces petites structures sont plutôt âgés (57 ans). 72 % des agneaux produits sont des agneaux d’herbe, vendus aux environs de 170 jours pour un poids vif de 40 kg.
Le pâturage est la règle dans la quasi-totalité des élevages. Un quart des grandes et moyennes exploitations le pratiquent à l’année. 81 % des exploitations élevant des brebis ont aussi des bovins et les éleveurs spécialisés en bovins détiennent 30 % des effectifs ovins, avec une moyenne de 64 brebis, car ils jouent sur la complémentarité des deux espèces pour valoriser l’herbe. La part de l’ovin est faible au niveau économique et ce modèle est en diminution de 43 % depuis 2000. Autre modèle existant : les grandes cultures associées à un atelier ovin. Cela représente 33 400 brebis. Mais là aussi, un tiers d’entre elles ont disparu en dix ans.

D’après Agreste

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