Massif pyrénéen : Non à l'ours !

SC

Non à l'ours », « Non à l'ours », l'inscription se répète de loin en loin sur les 16 km de route grimpant au plateau de Beille (Ariège), où se sont déroulés les « Pastoralies».

A l'occasion des « Pastoralies » ou « fête de la montagne vivante », bergers et éleveurs pyrénéens se sont mobilisés vendredi pour rallier à leur cause anti-ours, les quelque 5.000 touristes et riverains présents à cette manifestation.

A la tribune, Gérard Dubuc, maire du village ariégois de Saint-Lary, est catégorique. « Ça s'est un peu calmé, mais l'année dernière nous avons eu 24 brebis tuées officiellement et 9 attaques dont une en présence du berger. Le respect de la biodiversité c'est de laisser vivre l'homo sapiens », lance-t-il. « Si on va au bout du processus avec de 100 à 200 ours, ce peut être le dernier coup qui tuera le pastoralisme », renchérit Philippe Lacube, porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP), de tous les combats contre la réintroduction d'ours dans le massif pyrénéen depuis deux ans.

« L'Ariège sera toujours au côté des éleveurs pour que la montagne vive », déclare le président du conseil général, Augustin Bonrepaux. « Il est inacceptable qu'on délocalise des ours slovènes, qu'on force les bergers à travailler plus pour gagner moins, à se relever la nuit pour écarter le prédateur ».

La guerre entre pro et anti-ours n'a cessé depuis la réintroduction dans les Pyrénées, entre avril et août 2006, de cinq ours slovènes (dont deux femelles, Palouma et Franska, tuées accidentellement depuis) pour reconstituer une population désormais évaluée entre 8 et 20 individus.

Source AFP

Publié par SC

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