Pratiques d'éleveurs : La saison de reproduction des brebis étudiée à la loupe

Laurence Sagot, Ciirpo/Institut de l'Elevage et Audrey Chanvallo, Ciirpo

Mieux connaître la durée de la saison sexuelle des brebis en fonction de leur race et leur aptitude au désaisonnement : tels sont les objectifs de l'étude en cours au Ciirpo depuis 2007.

Pour toutes les races ovines, c'est en automne que les taux de fertilité et de prolificité sont optimums. Mais quand commencent exactement les chaleurs des femelles ? Et quand se terminent-elles ? Chacun a bien son idée en fonction du type génétique avec lequel il travaille. Cependant, la variabilité des résultats de reproduction en lutte naturelle de printemps et de début d'été, y compris avec des races dites « désaisonnées », semble indiquer que les choses ne sont pas aussi simples qu'elles paraissent.

Béliers Romanov vasectomisés. Des effets mâles sont réalisés au printemps et en été sur différents types génétiques. (CIIRPO)

Béliers Romanov vasectomisés. Des effets mâles sont réalisés au printemps et en été sur différents types génétiques. (CIIRPO)

Doser la progestérone sur plusieurs races

Afin de répondre aux interrogations des éleveurs qui rencontrent des problèmes de fertilité sur certains lots ou bien qui souhaitent utiliser la lutte naturelle au printemps, une vaste étude a été entreprise au Ciirpo en collaboration avec l'Institut de l'élevage et l'Inra.
En 2007, les mesures ont été réalisées sur le site expérimental du Mourier (Haute-Vienne). Toutes les semaines, de février à septembre, une vingtaine de femelles de races Mouton Vendéen, Mouton Charollais et des croisées F1 : Ile de France Romanov ont fait l'objet de prélèvements sanguins afin de doser la progestérone, une hormone produite par le corps jaune de l'ovaire. Les mêmes mesures ont été réalisées sur des Ile de France au printemps sur le site de Montmorillon (Vienne). En 2008, cette étude est élargie à des brebis Mouton Vendéen au Campus des Sicaudières à Bressuire (Deux-Sèvres), des Romane à l'Inra de la Sapinière (Cher) et des Ile de France à l'Inra de Nouzilly (Indre-et-Loire).
Ces mesures sont couplées avec des effets béliers réalisés au printemps et en été avec les mêmes types génétiques. Les résultats provisoires seront disponibles en fin d'année et un bilan complet sera réalisé en 2009.

Source Réussir Pâtre Mars 2008

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