Pratiques du pâturage sur prairies et parcours

D'après le guide L'alimentation pratique des chèvres laitières

La hausse du prix des aliments incite les éleveurs à renforcer l'efficacité de l'alimentation du troupeau. Même s'ils sont plus autonomes vis-à-vis des achats extérieurs, ceux pratiquant le pâturage ou menant les troupeaux en parcours doivent également gérer leur surface pour nourrir au mieux le troupeau.

L'Institut de l'élevage vient de sortir un nouveau guide de l'alimentation pratique des chèvres laitières. Cet ouvrage de vulgarisation s'adresse aussi bien aux éleveurs et techniciens caprins qu'aux enseignants et étudiants grâce à ces deux niveaux de lecture. Ce guide vient à point car les deux derniers ouvrages traitant de la pratique de l'alimentation des chèvres dataient de 1982 et 1995. Les connaissances scientifiques et techniques acquises depuis lors ont permis de mieux connaître la physiologie de la nutrition des chèvres.
L'Inra a en effet précisé les besoins des chèvres (en tenant compte de l'évolution du gabarit des animaux) et la prévision des capacités d'ingestion. Parallèlement, les recommandations d'apports en minéraux, énergie et protéines ont été réactualisées.

Le pâturage connaît un regain d'intérêt car il permet souvent une autonomie fourragère, une réduction des coûts alimentaires et un renforcement du lien au terroir.  (D. Hardy)

Le pâturage connaît un regain d'intérêt car il permet souvent une autonomie fourragère, une réduction des coûts alimentaires et un renforcement du lien au terroir. (D. Hardy)

Le pâturage et le pastoralisme ont toute leur place

Sur le terrain, les conditions d'élevage ont évolué aussi : les troupeaux de chèvres laitières sont de plus en plus productifs et importants en taille, la main-d'oeuvre par unité de production diminue, les systèmes de production et d'alimentation sont sans cesse en évolution pour s'adapter à ces nouveaux contextes. Pourtant, la diversité des systèmes perdure dans les régions caprines : à côté des différentes rations distribuées à l'auge, le pâturage et le pastoralisme ont toute leur place, car ils répondent à des exigences de terroirs, de durabilité économique et environnementale.
Après avoir traité du rationnement pratique par période-clé dans La chèvre n° 296 de janvier-février 2010, ce dossier s'attarde en particulier sur les pratiques de pâturage sur parcours et sur prairies.
La particularité du rationnement au pâturage est que la table d'alimentation est vivante, évolutive (contrairement à l'auge) avec sa propre dynamique, ses propres besoins. L'éleveur doit donc anticiper, maîtriser la pousse tout en satisfaisant les besoins du troupeau.
Comme en rationnement classique il faut estimer l'offre (la quantité et la qualité de l'herbe offerte sur une prairie), l'ingestion (faire ingérer un maximum d'herbe tout en maîtrisant les refus à moins de 35 % de l'offert) et la complémentation (estimer les besoins non couverts du troupeau pour apporter à l'auge les fourrages et les concentré nécessaires).
En parcours, il faut alterner astucieusement l'utilisation des pelouses, landes ou bois pour compléter les surfaces de prairies et les autres cultures fourragères. La chèvre aimant trier, elle apprécie la diversité de l'offre et il faut lui proposer différents ressources (maquis, broussailles ou sous-bois) au cours du parcours et des saisons.

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir La Chèvre de mai-juin 2011. La Chèvre n°304, p. 16 à 25.

Source Réussir La Chèvre Mai-Juin 2011

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