Production ovine : un potentiel d’installations en Auvergne

Source Pâtre

Production ovine : un potentiel d’installations en Auvergne

La dynamique lancée par la “Reconquête ovine” permet aujourd’hui de former et d’accueillir de jeunes porteurs de projet.

L’Auvergne est la sixième région française de production de viande ovine. Au nord, le bassin herbager de l’Allier et des Combrailles du Puy-de-Dôme est propice à l’agneau d’herbe où les races Ile-de-France, texel et charollais prédominent. Au sud, avec un relief de montagne, les éleveurs du ­bassin rustique de la Haute-Loire, du Cantal et du sud du Puy-de-Dôme élèvent des agneaux de bergerie avec une race dominante, la blanche du Massif central (36 % des effectifs auvergnats). La rava et la noire du Velay sont les deux autres races rustiques les plus utilisées.

Des petits troupeaux

 La région comptait 394 000 brebis au 31 décembre 2009, dont plus de la moitié en zone défavorisée montagne. La surface agricole utile moyenne des exploitations en appui technique ovin est de 88 hectares et le troupeau moyen est composé de 385 brebis. Bien souvent, l’atelier ovin est associé à un atelier bovin viande (39 % des élevages du bassin herbager avec 170 300 brebis) et parfois un atelier bovin lait, ou des céréales. La spécialisation est plus forte dans le bassin rustique à cause du relief et des conditions climatiques peu favorables aux autres espèces (61 % des élevages avec 261 200 brebis), mais dégage un revenu par exploitation qui est inférieur au résultat moyen français. Les petits troupeaux sont les plus représentés avec 57 % des élevages ovins auvergnats, pour un effectif de moins de 100 têtes. Cependant, ces nombres correspondent à seulement 16 % des brebis primées. À l’inverse, 8 % des exploitations ont des troupeaux supérieurs à 400 têtes, mais représentent un tiers des brebis primées. Les professionnels déplorent depuis 2000 une perte de 16 % des effectifs dans le bassin rustique (montagne, piémont…), contre 31 % pour le bassin herbager où la concurrence avec d’autres productions est plus forte. L’Allier reste cependant le premier département ovin de la région avec 154 000 brebis et une forte densité ovine (23/km2), suivie par la Haute-Loire avec un effectif de 117 000, du Puy- de-Dôme avec 90 000, et du Cantal, moins concerné avec seulement 31 000 brebis et une faible densité ovine (7/km2).

La filière régionale s’organise

D’après une étude de l’Institut de l’élevage sur les conséquences du bilan de santé de la Pac, l’Auvergne sort “grande gagnante”. Elle empochera 37 % du volume d’aide pour l’instant redistribué, soit 69 millions d’euros (+12 %). Un nouveau souffle pour la région qui en avait bien besoin. Car au niveau des projets d’installation, deux études réalisées par l’Association régionale ovine de l’Auvergne (Aroa) en 2001 et 2005 montrent que la production ovine constitue un potentiel conséquent d’accueil de porteurs de projets d’installation, notamment hors cadre familial (24 à 28 % des projets). En septembre 2009, le Conseil régional a adopté une charte de développement durable de la production ovine. Établie en concertation avec la profession, cette charte apporte un soutien au développement pérenne de la filière en encourageant l’autonomie alimentaire des cheptels. Elle conduit à un rapprochement nécessaire entre les conseillers des chambres d’agriculture et des organisations de producteurs (OP). Un tiers des éleveurs auvergnats sont engagés en OP (Ovicoop, Sicaba, Gapac, Socaviac, Copagno, Ovimonts ou Apiv 43). Le marché local n’absorbe que 15 % de la production. Les trois quarts des agneaux sont commercialisés dans le Sud-Est de la France. Un rapprochement entre différentes OP a été initié en 2007, se traduisant par des protocoles d’accord entre Socaviac et Copagno d’une part et entre Ovicoop et Covido-Bovicoop d’autre part. Des partenariats commerciaux dans le cadre de la fourniture de label (Ovicoop, Sicaba, Gapac) ont également été signés. L’objectif est de renforcer le poids commercial des OP en mutualisant les volumes et de rechercher des économies d’échelle sur le plan logistique.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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Commentaires 1

ovicoop

ovicoop a signe un partenariat avec sicarev, sicavyl, cialyn et covido bovicoop. l'objectif est de relancer l'abattage sur le site de migennes(sicavyl) suite à la mise en place d'une nouvelle chaine d'abattage, de mutualiser la logistique avec cialyn, sicarev et covido bovicoop.
ce partenariat propose une reponse coherente à la commercialisation des agneaux de race herbagere produits dans le departement de l'allier. une damande d'agneaux plus lourds avec un label "tendre agneau" et une contractualisation carrefour.
ovicoop assure egalement la fourniture d'agneaux labels et bio à sicaba.
grace à ces accords ovicoop commercialise plus de la moitie des agneaux de ses eleveurs en signes officiels.

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