Pyrénées-atlantiques : Des échanges de fourrages pour plus d'autonomie

Dans la zone AOC Ossau-Iraty, les besoins en alimentation des exploitations à brebis laitières se sont accrus ces dernières années et les achats approchent actuellement les 100 000 tonnes. Les producteurs et éleveurs ovins lait de la zone ont mis au point un programme d'échanges de fourrages et de céréales. Ces échanges directs constituent un levier pour améliorer le niveau d'autonomie des élevages. La conjoncture actuelle sur le prix des intrants et sur l'impact des transports sur l'environnement ne peut que conforter cette décision. Elle met aussi l'accent sur une complémentarité entre la plaine et la campagne et permet de renforcer les liens et la collaboration au sein d'un même territoire. Le nouveau cahier des charges de l'appellation spécifie que les achats « hors zone AOC » ne doivent pas dépasser 320 kg de matière sèche par brebis, avec un abaissement à 280 kg en 2011. Les résultats d'appui technique 2008 montrent que le niveau moyen d'achat « hors zone AOC » est de 130 kg.

Les échanges de fourrages et de céréales se pratiquent depuis de nombreuses années, en Béarn en particulier. (Gis iD64)

Les échanges de fourrages et de céréales se pratiquent depuis de nombreuses années, en Béarn en particulier. (Gis iD64)

Des liens directs entre les deux parties

Les années de sécheresse ont de plus fait apparaître les risques de devenir trop dépendants des achats d'aliments. Au vu de ces éléments parmi d'autres, le syndicat Ossau-Iraty a mené une étude de faisabilité concernant le développement des échanges de fourrages et de céréales. Un groupe de travail a été constitué et a pris attache auprès du GIS iD 64. Ces ventes se pratiquent depuis de nombreuses années, en Béarn en particulier. Des enquêtes réalisées auprès d'éleveurs acheteurs, mais surtout auprès de producteurs engagés dans la vente de graines ou de fourrages a fait clairement apparaître les facteurs de motivation et de faisabilité de tels échanges : les liens directs entre producteurs et éleveurs, l'engagement humain, la maîtrise des actes sont autant d'éléments qui donnent du sens à ces échanges. Si la gestion des graines paraît relativement simple à concevoir, la production de fourrages sera plus complexe. Il reste à imaginer un cadre juridique mais souple et à coût réduit.

Pour en savoir plus : 05 59 37 86 61.

Source Réussir Pâtre Février 2010

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires