Quelques conseils avant de lancer son projet de bergerie

Laurence Geffroy - Réussir Pâtre Août-Septembre 2012

Quelques conseils avant de lancer  son projet de bergerie
L’éleveur peut opter pour l’auto-construction pour une partie et faire appel à une entreprise pour les travaux plus lourds. DR

Avant de démarrer son chantier, il est préférable de solliciter les conseils de spécialistes qui peuvent aider à la réflexion et à la réalisation.

Un dossier complet

S. Leitenberger / Réussir

Pour en savoir plus, voir dossier de Réussir Pâtre août-septembre 2012. R. Pâtre n°596, p. 18 à 24.

Plusieurs organismes disposent de services de conseils pour les agriculteurs ayant un projet de bâtiment. On peut citer les CAUE — organismes départementaux — qui ont pour objectif la promotion de la qualité de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement, les chambres d’agriculture, les directions départementales des territoires, et les Sica-HR, sociétés d’intérêt collectif agricole d’habitat rural.

Fixer un cahier des charges

Pour faire baisser les coûts, on peut opter pour l’auto-construction, au moins en partie pour des travaux simples, comme la pose de bardage bois ou la maçonnerie. Les avantages à utiliser le bois sont alors nombreux. Pas besoin d’eau ni de sable et les bardages peuvent être pré-montés. Une gamme étendue de matériaux et de couleurs est aujourd’hui proposée.
Lorsqu’on fait appel à un maître d’œuvre, celui-ci établit pour le compte de l’éleveur les études techniques nécessaires, dirige l’exécution des travaux et vérifie les factures. C’est un architecte libéral ou en société ou un architecte salarié d’une SICA-HR. Le maître d’œuvre est lié au maître d’ouvrage par une convention de prestation de services qui définit sa mission et sa rémunération. Ensuite, le constructeur réalise matériellement les travaux, en général dans une certaine catégorie (charpente, maçonnerie…) appelée corps d’état. Il est lié au maître d’ouvrage par un contrat. Ils fixent ensemble un cahier des charges.

Les aides possibles

À savoir qu’un plan de modernisation des bâtiments d’élevage lancé en 2005 s’inscrit dans le cadre du deuxième pilier de la PAC et fait appel à un cofinancement communautaire et un fonds unique alimenté par l’État et les collectivités territoriales. Les investissements éligibles sont en lien direct avec l’activité d’élevage et concernent la rénovation ou l’extension de bâtiments existants ou une construction neuve. Ce sont les projets de logement des animaux, les constructions nécessaires à l’activité d’élevage (salle de traite, ouvrages de stockage d’aliments, de fourrage…) et, sous certaines conditions, les équipements de gestion des effluents ou encore les ateliers de transformation des produits d’élevage.
Un montant minimum d’investissements éligibles est fixé à 4 000 euros, plafonné à 70 000 euros. L’intensité de l’aide tient compte des surcoûts observés en zone de montagne et haute montagne, et comporte une majoration de 2 % en cas de construction en bois. Pour être éligibles, les investissements concernés par les demandes d’aide ne doivent pas avoir commencé avant la date de la décision d’attribution de la subvention. Un guichet unique est mis en place au niveau des directions départementales des territoires, chargé de la réception, de l’instruction des demandes et des décisions attributives de l’aide. Les dossiers sont examinés et engagés en fonction de l’enveloppe disponible.

Des contacts pour en savoir plus

Ademe
 27 rue louis Vicat - 75015 Paris
 Tél. 01 47 65 20 00.
 www.ademe.fr

 * Comité national pour le développement du bois
 6, avenue de Saint-Mandé - 75012 Paris
 www.cndb.org

 *  Fédération nationale des CAUE
 20-22, rue du Commandeur - 75014 Paris
 www.fncaue.asso.fr

 *  Fédération nationale de l’habitat et du développement rural
 27, rue de la Rochefoucauld - 75009 Paris
 Tél. 01 45 26 69 66.
 www.habitat-developpement.tm.fr

 * Institut de l’élevage
 149, rue de Bercy - 75012 Paris
 Tél. 01 40 04 51 10.
 www.idele.fr

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