Refus de « puçage électronique » : Arrêt des sanctions contre les éleveurs

S C avec AFP

Refus de « puçage électronique » : Arrêt des sanctions contre les éleveurs

Les éleveurs de brebis et chèvres mobilisés à l'appel de la Confédération Paysanne contre l'obligation de doter les animaux de puces électroniques ont obtenu gain de cause auprès du ministère, se félicite leur porte-parole Laurent Pinatel.

"On a réussi à faire admettre que les boucles plastiques soient reconnues comme éléments de traçabilité et le ministère de l'Agriculture a pris l'engagement écrit de l'arrêt des sanctions en cascade à partir du 1er janvier, à savoir la perte des aides européennes et la perte de l'aide ovine-caprine, si l'on peut prouver que les animaux sont présents", a-t-il expliqué.

En outre, la direction de l'Agriculture "s'est engagée à réexaminer les dossiers les plus lourds pour 2014", a-t-il ajouté.

La réglementation européenne, traduite en droit français dans un arrêté ministériel du 19 décembre 2005, impose  aux éleveurs d'ovins et caprins l'obligation d'identifier chaque animal né à partir du 1er janvier 2010 au moyen d'une puce électronique. A défaut, ils se voyaient privés des primes de la politique agricole commune (PAC) et notamment l'ICHN (indemnité compensatoire de handicap naturel).

500 à 600 éleveurs de brebis et chèvres mobilisés à Privas

Par ailleurs, le préfet de l'Ardèche "s'est engagé à ne plus prononcer d'interdiction de mouvement ou de vente de fromage, dans la mesure où cela ne se fait pas ailleurs", a ajouté M. Pinatel. Rendez-vous est pris dans la "première quinzaine de janvier" à la Direction générale de l'alimentation pour "faire de cet engagement une position nationale pour rompre définitivement le lien entre identification électronique et sanctions sanitaires", a-t-il dit.

Mercredi, quelque 500 à 600 éleveurs de brebis et chèvres s'étaient mobilisés à Privas, Vitré (Ille-et-Vilaine) et Cahors à l'appel national de la Confédération Paysanne contre "l'industrialisation de l'élevage", occupant des locaux de la Direction départementale du territoire en Ardèche et une usine fabriquant des puces électroniques en Bretagne.

Les éleveurs réfutent ce système de traçabilité qu’il juge digne de méthodes d’élevages industriels. «Un troupeau équipé de puces électroniques, c’est un troupeau qui sera géré par ordinateur. Or on ne devient pas berger ou éleveur pour travailler derrière un écran, ni pour suivre les procédures standard concoctées par de prétendus experts. Du moins, si l’on pense qu’un élevage, ce n’est pas une usine à viande destinée à produire toujours plus et plus vite » déclarait le collectif  "Faut Pas pucer" sur son site.

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