Semences sexées chez les caprins : Demain, des femelles à coup sûr ?

Damien Hardy

Utilisées depuis 2003 en bovin, les semences sexées pourraient également faire leur apparition chez les caprins. En bovin laitier, cette technique permet d'inséminer des vaches qui donneront des femelles avec 90 chances sur 100. Par contre, ces semences sont deux fois plus coûteuses que les semences conventionnelles et, à cause du tri des spermatozoïdes, la semence est moins concentrée et les taux de réussite à l'IA ne sont pas aussi bons.
Avec des spermes de boucs moins concentrés que ceux des taureaux, le sexage des semences serait, à priori, trop sélectif pour rendre cette technique intéressante en caprin. Elle n'a pas encore été testée, mais pourrait l'être demain. L'avantage serait de ne produire que des chevrettes plutôt que des chevreaux mal valorisés.
La recherche appliquée se porte en ce moment sur le transfert embryonnaire. Cette technique permet de multiplier les descendants des femelles de haute valeur génétique. Après induction d'une super-ovulation et fécondation, une dizaine d'embryons sont prélevés et congelés afin d'être réimplantés ultérieurement dans d'autres femelles. Dans le schéma de sélection, cette technique coûteuse permet de s'affranchir des problèmes de CAEV. À l'avenir, le transfert embryonnaire couplé au sexage des semences et à la génomique permettrait d'assurer plus largement la diffusion des lignées de bonnes chèvres.

Le sexage des semences (ou des embryons) permettrait de n'avoir quasiment que des femelles issues d'IA. (B. Griffoul)

Le sexage des semences (ou des embryons) permettrait de n'avoir quasiment que des femelles issues d'IA. (B. Griffoul)

Source Réussir La Chèvre Septembre-Octobre 2010

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