tude : Recensement caprin

Damien Hardy

Selon Agreste, la production nationale de lait de chèvre a fortement augmenté entre 2001 et 2008. Les élevages, moins nombreux, sont mieux équipés.

Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, a étudié les évolutions de l'élevage caprin entre 2001 et 2008. Publié dans le dernier Agreste Primeur, l'étude rappelle que l'élevage caprin est très localisé puisque 75 % des exploitations et 84 % des chèvres sont dans les régions Poitou-Charentes, Centre, Pays de la Loire, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées.
La quantité de lait traite est passée de 471 millions de litres en 2001 à 527 millions en 2008, soit près de + 12 % pour un nombre de chèvres en augmentation de moins de 3 %. La productivité moyenne d'une chèvre est passée de 628 litres en 2001 à 684 litres en 2008. Désormais, 36 % des exploitations sont adhérentes au contrôle laitier alors qu'elles n'étaient que 30 % en 2001.

Un quart du lait sous appellation

La traite manuelle tend à disparaître. Utilisée par 20 % des exploitations en 2001 pour 4 % du lait produit, elle concerne seulement 11 % des exploitations en 2008 pour 1 % du lait. La traite mécanique sur quai est toujours largement majoritaire, utilisée par plus de 70 % des exploitations et 80 % du lait, avec une préférence pour la ligne basse (47 %) par rapport à la ligne haute (28 %). Le manège de traite est utilisé par 4 % des exploitations pour traire 11 % du lait. Il n'y en avait que dans 2 % des exploitations en 2001 pour 7 % du lait.
Autre fait notable, la quantité de lait livrée aux industriels pour sa transformation en produits AOC a fortement augmenté : elle est passée de 59 millions de litres en 2001, soit 13 % du lait trait, à 103 millions de litres en 2008, qui représentent 20 % du lait trait.
Dorénavant, plus du quart du lait de chèvre produit répond au cahier des charges des fabrications AOC. Cette augmentation s'explique car 4 des 13 appellations caprines d'origine contrôlée ont été obtenues entre 2001 et 2008.

Bâtiments aux normes

Parallèlement à la baisse du nombre d'élevages et de bâtiments, le nombre de places d'hébergement a beaucoup augmenté, passant en moyenne de 130 à 200 places totales par bâtiment. La répartition par âge de ces bâtiments reste pratiquement la même, avec 17 % de bâtiments de moins de 10 ans.
Enfin, un tiers des exploitations caprines, soit 42 % des caprins, ont reçu une aide pour des investissements liés aux bâtiments. Grâce à ces aides, la récupération des eaux de lavage de traite a été améliorée : en 2001, 58 % des exploitations produisant 53 % du lait les envoyaient directement vers le milieu naturel, elles ne sont plus que 42 %, en 2008, produisant 33 % du lait.

L'étude complète est à télécharger sur www.agreste.agriculture.gouv.fr ou sur www.la-chevre.fr

Source Réussir La Chèvre Septembre-Octobre 2010

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