Une moyenne de 250 chèvres traites par heure

Réussir La Chèvre Mai-Juin 2012

Une  moyenne de  250 chèvres traites par heure
Les salles de traite avec une ligne haute ont montré des cadences supérieures à celles en ligne basse. © D. Hardy

Une étude en Deux-sèvres montre que la traite de 325 chèvres dure en moyenne 1 h 20 dans une salle de traite en quais.

La chambre d’agriculture des Deux-Sèvres a chronométré la traite du matin de 26 élevages équipés de salle de traite en quais. En moyenne, les élevages enquêtés passaient 325 chèvres à la traite en 1 h 20, soit environ 250 chèvres à l’heure, depuis l’entrée de la première chèvre sur le quai jusqu’à la sortie de la dernière chèvre. Pour rappel, une étude de 2009 sur les manèges de traite dans 12 élevages donnait une cadence moyenne de 447 chèvres par heure.

La sortie par l’avant accélère

« En quai, la vitesse de traite ne dépend pas du nombre de lots mais est surtout liée au nombre de trayeurs et au nombre de poste » explique Christophe Béalu, conseiller caprin et bâtiment à la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres. Ainsi, les meilleures performances (de 300 à 360 chèvres à l’heure) sont observées avec deux trayeurs, plus de 30 postes et une ligne haute avec traite alternée. A partir de 30 postes, la présence d’un trayeur ou d’une aide supplémentaire semble nécessaire pour suivre la cadence.
En toute logique, plus les chèvres produisent de lait, plus la traite est longue. Ainsi, les élevages avec une moyenne de production par chèvre inférieure à deux litres par jour arrivent à passer 255 chèvres par heure contre 227 chèvres par heure avec des animaux produisant plus de deux litres. Les sorties par l’avant permettent d’évacuer rapidement les animaux après la traite. Dans les élevages enquêtés, la vitesse de traite moyenne était de 266 chèvres par heure avec des sorties par l’avant contre 223 avec une sortie en bout de quai.
Une enquête qualitative auprès des trayeurs montre aussi que le bruit est un facteur de gêne important, cités par les trois quarts des enquêtés. « Ce bruit permanent lié à la pompe à vide et aux stalles sur les quais fatiguent les trayeurs » déplore Christophe Béalu qui invite les constructeurs et installateurs de machines à traire ou de stalles de contention à proposer des aménagements moins bruyants.

Une note de quatre pages est accessible sur www.la-chevre.fr

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