Une vitrine itinérante pour l’élevage de brebis

P. OLIVIERI

Jérôme Planchot élève 350 brebis sur Chastel-sur-Murat.
Jérôme Planchot élève 350 brebis sur Chastel-sur-Murat.

Une initiative pour valoriser une production redynamisée.

C’est ce samedi dans l’après-midi que les brebis caussenardes retrouveront leurs consœurs de la Châtaigneraie cantalienne à Boisset au terme d’une semaine de pérégrination accompagnées par des marcheurs dans le cadre de la première édition de la Transhumance entre Lot et Cantal. Un moyen inédit dans le département de faire parler de la production ovine et de valoriser l’élevage de brebis qui en a bien besoin comme le confirme Jérôme Planchot, président de la section ovine de la FDSEA, associée dès la genèse à ce projet. Longtemps restés au bas de l’échelle en termes de rémunération de leur travail, les moutonniers ont aujourd’hui pourtant des arguments à faire valoir : “C’est une production très technique et particulièrement intéressante, explique l’éleveur de Chastel-sur-Murat, à la tête d’un cheptel de 350 brebis de race limousine. Nous bénéficions d’une grande diversité de systèmes de production avec une large place pour l’inventivité”. Une diversité à laquelle s’ajoute depuis la mise en œuvre du bilan de santé de la Pac notamment, une viabilité économique confortée par des marchés porteurs.

Réelles opportunités d’installation

De fait, même si les cours des agneaux sont à la baisse ces dernières semaines, ce repli n’a rien d’inquiétant en cette saison, et les prix de l’agneau restent nettement en dessus des niveaux des années antérieures. “Nous ne produisons même pas la moitié des volumes consommés en France, ajoute Jérôme Planchot”, rappelant la place toujours importante des importations en provenance de Nouvelle-Zélande, Irlande et du Royaume-Uni. Tous les indicateurs sont donc au vert pour permettre l’installation de jeunes producteurs qui restent cependant une denrée rare. Dans le Cantal, des exploitations cessent cette activité sans qu’on assiste à des reprises par de jeunes producteurs. Le département compte aujourd’hui 157 éleveurs dits professionnels (cheptel de plus de 50 brebis) pour 27 000 brebis au total. Historiquement concentrés dans l’Est Cantal, les troupeaux se répartissent désormais assez homogènement sur le territoire départemental avec des élevages disposant en moyenne de 170 brebis. Alors comment convaincre les candidats à l’installation de choisir la brebis ? Via des opérations type les Ovinpiades par exemple, une série d’épreuves théoriques et pratiques organisées dans chaque département à destination des élèves d’établissements d’enseignement agricole. Cette année la section ovine propose d’ailleurs de coupler ces Ovinpiades en septembre avec une journée thématique autour d’intervenants d’extérieurs pour redonner une image positive à l’élevage ovin. En attendant, elle donne rendez-vous aux éleveurs, jeunes intéressés par l’agriculture et au grand public le dimanche 17 juin au Lioran pour l’arrivée de la Transhumance. Une journée à laquelle la section est particulièrement impliquée. Au programme notamment : arrivée du troupeau en provenance du Col de Rombières vers 13 heures, stands ouverts en amont dès 11 heures avec produits de terroir et viande de mouton, à 13 h 30  repas avec grillades d’agneau, et diverses animations dans l’après-midi (démonstrations de chiens de troupeaux, tonte de moutons...).

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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