Au lycée du Nivot, un bloc naissage neuf pour former les futurs éleveurs

Dominique Poilvet

Dans le Finistère, le lycée agricole du Nivot perpétue sa tradition de formation des futurs éleveurs et techniciens porcs en renouvelant totalement son parc bâtiment, à commencer par le bloc naissage.

Les fournisseurs

Terrassement : SARL Lerivel TP

Maçonnerie : LP Constructions

Élévations-caillebotis : Celtys

Charpente : Rose

Équipements intérieurs : I-Tek

Électricité-ventilation : Tuffigo-Rapidex

Alimentation : Asserva

Chauffage en maternité : Cultivert

Équipements de lavage : Hydroclean

Le 24 juin 2016 était inauguré le nouveau bloc naissage du Nivot, le plus grand lycée agricole du Finistère qui forme chaque année des dizaines de futurs éleveurs et techniciens porcs. Un élevage de porcs qui a bien failli disparaître, les bâtiments existants étant devenus trop vieux. "Les anciens bâtiments truies dataient d'avant les années 70", explique Lionel Balcon, le directeur adjoint du lycée. "Ils étaient mal conçus pour répondre aux exigences de productivité actuelles, et ne permettaient pas d'optimiser le travail." C'est sous l'impulsion de son directeur, Marc Le Guyader, que prend forme le nouveaux projet. « Il était impensable qu'un lycée comme le nôtre ne possède pas un élevage moderne, dont la vocation première est d'être un outil pédagogique pour nos élèves et étudiants », a-t-il soutenu. "L'enseignement zootechnique nécessite la confrontation entre la théorie et la pratique, surtout pour les élèves qui ne sont pas issus du milieu agricole. C'est pourquoi cet élevage est indispensable pour le lycée." Le bloc naissage a été conçu pour une conduite en quatre bandes de 26 truies à la mise bas. Les équipements et la conception du bâtiment répondent aux principaux objectifs que se sont fixés les dirigeants du lycée.

1 - Contribution à la recherche appliquée et orientation pédagogique

« L'une des missions de cet outil sera de participer à la recherche appliquée, en collaboration avec la chambre d'agriculture de Bretagne et notre partenaire Triskalia », indique Lionel Balcon. « Ces équipements serviront aussi à apprendre aux étudiants les principes d'une expérimentation. » Pour cela, l'unique salle de maternité est composée de trois types de cases : quinze cases standard avec la partie truie surélevée, huit cases balances et trois cases « liberté » (conception I-Tek). Dans la gestante équipée de douze cases de sept places avec bat-flanc (Gevispace d'I-Tek), les doseurs sont alimentés par deux chaînes pour une alimentation biphase. "Elles permettront également de comparer deux aliments dans le cadre d'essais comparatifs », justifie Philippe Briant, technicien bâtiment Triskalia. Une bascule connectée située dans le couloir central (Izypes de Tuffigo-Rapidex) permet la traçabilité des lots d'animaux pesés grâce à la possibilité de transmettre directement les données à l'ordinateur qui gère la distribution d'aliment en post-sevrage ou en engraissement.

2 - Economies d'énergie

Toutes les cases sont équipées de niches à porcelets avec un chauffage régulé par une sonde infrarouge. La ventilation se base sur le principe de trappes d'entrée d'air régulées au plafond (Kan'diff de Tuffigo-Rapidex) en maternité et dans la verraterie de 31 places avec une prise d'air dans le comble isolé. En gestante, ces trappes sont situées au mur (Kan'air) avec une prise d'air directe à l'extérieur. Dans cette salle, deux échangeurs de chaleur individuels (Climwell de Tuffigo-Rapidex) ont été installés sur deux des entrées d'air. Aux débits mini quand il fait froid, l'air vicié est extrait de la salle par ces échangeurs pour transférer les calories à l'air entrant. Les ventilateurs EC Blue utilisés pour extraire l'air vicié des salles économisent 70 % d'électricité par rapport à des ventilateurs classiques.

3 - Amélioration des performances techniques et valorisation de l'aliment

Grâce à ce nouveau bâtiment et à la rénovation des engraissements, les performances techniques devraient s'améliorer tout en optimisant le temps de travail. Parmi les objectifs que se fixent les dirigeants du lycée, retenons une augmentation de la marge brute par truie de 10 %, un gain de poids de trois kilos à l'abattage, et une réduction de 5 % de la consommation d'aliment. « Les truies en maternité seront alimentées avec les doseurs Materneo d'Asserva qui ajustent les apports d'aliment à leur appétit », souligne Lionel Balcon. En gestante, les distributions d'eau et d'aliment sont gérées par un automate (Aquamat d'Asserva) qui rend facultative la présence d'une personne au moment des distributions.

4 - Réduction des dépenses de santé et amélioration de la biosécurité

Les anciens bâtiments ont été totalement détruits et le cheptel a été réformé, ce qui a permis de dépeupler et de repeupler entièrement l'élevage avec des reproducteurs de haut statut sanitaire. Pour préserver ce statut, le bâtiment est équipé d'un local d'accueil permettant aux élèves de se changer. « Par rapport aux anciens bâtiments, l'objectif affiché est de réduire de 25 % l'utilisation des antibiotiques », indique Lionel Balcon. « Cela passe notamment par la distribution d'un premier âge non médicamenteux en post-sevrage. »

" L'enseignement zootechnique nécessite la confrontation entre la théorie et la pratique "

Les équipements choisis par les dirigeants du lycée agricole sont parmi les plus performants et les plus récents du marché. Une occasion également pour les fournisseurs de présenter aux futurs éleveurs ce qui se fait de mieux actuellement.

Source Réussir Porc

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