Aux Pays-Bas, les signes de qualité sont les moteurs de la réduction des antibiotiques en élevage

Claudine Gérard - Réussir Porcs Décembre 2012

Aux Pays-Bas, les signes de qualité sont  les moteurs de la réduction des antibiotiques en élevage
Christiann Bruschke, chef du service vétérinaire, ministère des affaires économiques, de l’agriculture et de l’innovation des Pays-Bas. © C. Gérard

Gros consommateurs d’antibiotiques pour leurs animaux d’élevage, les hollandais avaient fixé un objectif de réduction de 50 % entre 2009 et 2013. Or, au 1er semestre 2012, cet objectif est déjà dépassé (- 51 %), particulièrement dans le secteur porc et volaille, et un nouveau cap de – 75 % est fixé à l’horizon 2015. Pour expliquer ce résultat, Christianne Bruschke, du ministère de l’Agriculture aux Pays-Bas, juge que les filières se sont tout particulièrement impliquées, notamment au travers des signes de qualité qui ont intégré dans leurs cahier des charges un emploi limité aux antibiotiques. Mais elle ajoute que le système a aussi été fortement réglementé par l’Etat au travers d’enregistrement systématiques et centralisés, et d’identification des plus gros utilisateurs. Par ailleurs, l’utilisation des « antibiotiques critiques » (céphalosporines de 3e et 4e génération) ainsi que la colistine a été proscrite. « Les ministères de la Santé et de l’Agriculture travaillent en étroite collaboration sur ce sujet. L’objectif n’est pas de faire disparaître toutes les résistances aux antibiotiques, mais de ne pas en créer de nouvelles. (…) Les Pays-Bas souhaitent que les autres pays européens suivent la même voie et qu’une recherche commune au niveau européen permette de mettre au point de nouvelles molécules. »

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