Bilan 2007 : Le marché du porc

Office de l'Elevage

Crise sanitaire en Chine

Après de nombreuses années d'une croissance régulière, le cheptel mondial a baissé en 2007 de 0,3 %. Une crise sanitaire en Chine (maladie de l'oreille bleue) a entraîné des pertes très importantes dans ce pays (- 1,8 %) qui représente 60 % des effectifs mondiaux. La production mondiale s'en est ressentie avec un recul de 1 %. La forte baisse en Chine des abattages ( 9,6 %) a été en partie compensée par une augmentation significative de la production dans la plupart des autres grandes régions : en Europe (+ 1,9 %), aux États-Unis (+ 3,3 %) et au Brésil (+ 5,3 %).

Les volumes échangés sur le marché international diminuent également après plusieurs années de croissance ; la parité euro/dollar a pénalisé les exportations de l'Union européenne et du Canada. Malgré l'ouverture du marché chinois aux importations, notamment américaines (+ 120 %), l'offre de porc en Chine est restée déficitaire. La consommation y a chuté pratiquement de 10 %. Néanmoins, la bonne tenue de la consommation dans l'Union européenne (+ 2,4 %), aux Etats Unis (+ 3,5 %), au Japon (+ 1,7 %) et sur plusieurs autres marchés importants (Brésil, Russie) a limité le recul au niveau mondial.

UE : les effectifs progressent de 1,7%

Malgré une réduction significative du cheptel en Pologne (- 4 %), les effectifs de l'Union Européenne à 27 progressent de 1,7 % en 2007 sous l'impulsion des États de l'UE à 15. De nouveaux investissements y ont été réalisés, en partie financés par les prix élevés de 2006, et ont ainsi permis une augmentation importante de la production de l'Union (+ 1,9 %). Cette production supplémentaire a fortement pesé sur le marché communautaire avec un prix du porc en 2007 inférieur de 7 % à celui de 2006.

La Commission européenne a tenté de soutenir les prix en fin d'année par une opération de stockage privé. Toutefois, en raison d'une parité euro/dollar défavorable, la baisse du prix du porc n'a pas profité aux exportations européennes qui ont chuté de 9,4 %. Si les Etats membres ont continué d'être performants vers la Corée du Sud, ils ont perdu des parts de marché au Japon et en Russie au profit des Etats-Unis. Les difficultés rencontrées sur le marché mondial ont conduit la Commission européenne à réintroduire à partir du mois décembre des restitutions sur les viandes fraîches et congelées. La consommation de porc est restée très soutenue toute l'année (+ 1,8 %), malgré des conditions climatiques défavorables au cours de l'été.

France : un prix du porc inférieur de 8% à celui de 2006

En France, après 5 années de baisse constante, la production française retrouve la croissance (+ 1,8 %). Contrairement aux autres États membres, ce niveau de production s'effectue sans augmentation du cheptel qui continue de reculer en 2007 de 0,7 %. Avec des importations qui progressent plus vite que les exportations, la balance commerciale de la France apparaît pour la première fois déficitaire en 2007. L'augmentation régulière des exportations en vif (+ 12 %) ne permet pas de compenser des volumes importés croissants de viandes et de produits transformés, en provenance de l'Union européenne (+ 6,4 %) et en particulier d'Espagne. Sur les Pays Tiers, la France dans un contexte difficile réussit à maintenir ses parts de marchés.

La flambée du prix des matières premières (+ 46 %) intervenue au cours du second semestre de l'année a mis en grande difficulté les éleveurs français. En raison d'une offre abondante de porcs sur le marché français et le marché européen, la hausse des coûts de production n'a pu être répercutée sur le prix du porc qui est resté 8 % en dessous du cours de 2006.

Dossier complet disponible sur : www.office-elevage.fr/publications/marche2007/fich-html/sommaire.htm

Source Le marché des produits laitiers, carnés et avicoles en 2007

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