Chambre d'agriculture 53 : Phytothérapie, aromathérapie et homéopathie en élevage porcin

Face aux craintes du consommateur en terme de résidus d'antibiotiques dans les denrées alimentaires, les solutions dites alternatives ont fait leur apparition dans les élevages porcins. Une étude menée en 2007 auprès de 20 producteurs des Pays de la Loire a souligné le besoin de références objectives préalables au développement de ces produits.

Additifs ou suppléments nutritionnels

Leur utilisation est la pratique la plus répandue en élevage (80 %). Généralement à base de plantes, ces additifs sont distribués aux truies pour prévenir des pathologies chroniques (troubles urinaires) ou sécuriser des périodes à risque (mise bas, sevrage). Ne relevant pas du domaine vétérinaire, ces produits et leurs conseils d'emploi sont principalement diffusés par le biais de sociétés commerciales.

La voie nutritionnelle préventive est également explorée pour le porcelet. Ainsi, en 2009, l'intérêt d'augmenter le niveau de tryptophane dans l'aliment post sevrage a été étudié à la station expérimentale des Trinottières (49). En 2011, nous testerons l'effet de la distribution aux porcelets sous la mère de maïs grain humide additionné de kephir (lactobacilles et levures).

Homéopathie

Utilisée dans 30 % des élevages, elle fait l'objet d'un accompagnement par un vétérinaire spécialisé. Les triturations homéopathiques vétérinaires (THV) sont généralement employées dans un but curatif pour traiter les infections pulmonaires du porc charcutier. Le coût particulièrement faible des traitements est un atout. Toutefois, l'homéopathie requiert une adaptation des pratiques puisque l'éleveur doit passer de l'observation d'un lot de porcs au suivi individuel des animaux.

Aromathérapie

Elle est peu présente en élevage (5 %). Plusieurs questions persistent sur l'efficacité des huiles essentielles selon leur procédé d'extraction et sur les supports de traitement les plus adaptés. L'utilisation de l'eau de boisson comme support semble une possibilité intéressante mais qui pose des problèmes méthodologiques de solubilité et de stabilité des produits en fonction des caractéristiques physico-chimiques de l'eau. Une étude devrait être menée sur le sujet en 2011 par les Chambres d'agriculture en partenariat avec l'ITEPMAI (Institut des plantes médicinales).

Contact : Anna BORDES - 02 43 67 37 21

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