Cochon de Bretagne : Trouver une nouvelle impulsion pour valoriser les différences dans une démarche collective

Claudine Gérard

Avec neuf ans d'existence, la SAS Cochon de Bretagne réunie en assemblée générale le 22 octobre entend, via son président Daniel Picart, donner une nouvelle impulsion « pour un deuxième bail agricole de neuf ans ». Tout d'abord, un constat fait par le président : « Cochon de Bretagne est un formidable laboratoire d'idées et nous entendons le rester ». Autre motif de satisfaction, les objectifs de volumes sont atteints : 35 000 porcs abattus par semaine (20 000 chez Kermené, 7800 chez Bigard et 1800 chez Charal) dont 25 500 payés dans la gamme, avec une plus-value moyenne de 1,4 c/kg de porc distribuée aux éleveurs (et 0,5 ct à la SAS) « soit 1,790 million d'euros rapportés à la production ». Mais le président qui ne joue pas la langue de bois juge que la SAS peut mieux faire. « Ce qui nous manque, c'est une marque davantage portée sur les produits en rayon ». En clair, les distributeurs ne « répercutent » pas assez l'information de l'origine Cochon de Bretagne sur leurs produits transformés (ils ont leurs marques) et sur la viande fraîche (ils veulent pouvoir garder leur liberté d'acheter où ils veulent).

Demande d'IGP Bretagne

Parmi les projets des années à venir, Daniel Picart juge indispensable de réaliser un état des lieux du commerce du porc d'aujourd'hui en s'appuyant sur les études existantes et en les complétant. Un des buts est pour lui de satisfaire une nécessaire segmentation de l'offre. « Il s'agit de valoriser nos différences », résume Daniel Picart. Pour cela, pourquoi pas, sous une même étiquette Cochon de Bretagne proposer un porc « nourri par la FAF, aux oméga 3, ou issue de mâles non castrés ? ». Autre chantier entrepris par Cochon de Bretagne, une demande d'IGP « Bretagne », une démarche qui bénéficierait évidemment à tous les producteurs confondus, « ce qui reste dans notre esprit de l'intérêt des éleveurs, en abandonnant les guerres de chapelle », précise Daniel Picart qui en appelle aux acteurs bretons pour qu'ils retrouvent une démarche collective.

Source Réussir Porcs Novembre 2009

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